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Amethyst ET Kate Lawson, MEMBRES DU MOIS ! Bonne lecture et have fun <3

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 ALEC&AMY ∞ « This is Goodbye »

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Alec Jameson

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MessageSujet: ALEC&AMY ∞ « This is Goodbye »   Ven 20 Juin - 16:22



« YOU’RE EVERYTHING TO ME. DON’T LEAVE ME NOW. I NEED YOU. »


Un mois et demi s’était écoulés. Alec avait retrouvé l’usage de sa main et était même retourné au travail malgré son humeur morose. Eden allait de moins en moins bien malgré tout ce qu’on pouvait lui dire, et ça ne faisait que l’inquiéter. Nuits et jours. Alors il s’était noyé dans le boulot, sauver des vies lui apportait un certain réconfort, bien qu’il ne puisse s’empêcher de trouver cela injuste, il ne pouvait venir en aide à la seule personne qui comptait plus que tout au monde pour lui. C’était un drame, à ses yeux. Une horrible ironie du sort qui le narguait sans cesse. Comme à son habitude, son emploi du temps était tout fait : il travaillait, et passé une certaine heure, on lui laissait champ libre pour aller voir sa sœur. Mais cette fois-ci, la journée allait être bien plus mouvementée que prévue.

9 a.m : Alec sortait tout juste de la douche, il se séchait tranquillement. Sa tenue était dans son sac de sport, et ses vêtements sortis sur son lit. Il observait les quelques cicatrices sur sa main, rien de bien folichon, son médecin avait fait un excellent travail, puis s’habillait et quittait l’appartement, comme tous les jours. Las de ce quotidien devenu trop vide depuis qu’Eden devait rester à l’hôpital, le pompier allait au travail à reculons. Aujourd’hui, il n’avait vraiment pas envie.

12 a.m : Ses collègues voulaient le faire manger sur le pouce, dans un coin dans la ville, mais le jeune homme n’était pas vraiment motivé, toutes ses pensées allaient vers sa sœur, et il craignait sans arrêt que son téléphone ne sonne pour lui annoncer une mauvaise nouvelle. « Allez, vieux, viens avec nous, tu ne vas pas manger à la caserne tout seul ! ». Hésitant, puis hochant finalement la tête, Alec accepta et partit avec des collègues rieurs et de bonne humeur. Max, leur mentor à tous, observait toute cette petite troupe d’un œil satisfait, et fier. Oui, Max était fier de son équipe, mais connaissait également les troubles du jeune pompier, et ça l’inquiétait.

La journée avança bien plus vite que prévue, c’était plus simple quand les gens s’évertuaient à vous changer les idées et que le boulot ne manquait pas. Ainsi, le jeune homme était requinqué à l’heure de se rendre aux vestiaires pour se changer et filer vers l’hôpital. Deux semaines qu’il n’avait pas croisé Amy. Poussant la porte de la caserne, il riait encore avec ses collègues en leur disant au revoir quand… Le téléphone sonna. Le sang d’Alec ne fit qu’un tour lorsqu’il vit le numéro de l’hôpital s’afficher sur l’écran de son smartphone. Soudain crispé, il fût projeté au début de sa journée en un éclair de temps, et décrocha maladroitement. « Oui ? ». Il reconnût tout de suite la voix à l’autre bout du fil. « Alec chéri ? C’est Nancy. ». Le ton de sa voix était si grave. « Il faut que tu viennes en urgence… C’est Eden. ». Le pompier crut défaillir. Chancelant, il crût bien qu’il allait s’évanouir sous l’adrénaline et l’émotion, mais au lieu de ça, il se mit à courir, si vite qu’il arriva à la station pour prendre son transport en commun à vitesse grand V. Livide, il ne savait plus quoi penser. Il ne fallait pas qu’Eden le laisse tomber. Non, pas maintenant. Il avait encore besoin d’elle, elle ne pouvait pas l’abandonner ! Sentant les larmes lui monter déjà aux yeux, il prit une grande inspiration. Ne pas craquer maintenant, non… Ce n’était pas le bon moment, il fallait être fort, être un rayon de soleil comme elle.

5 p.m : Il poussa les portes de l’hôpital comme un ours en furie, rien ni personne ne pouvait l’arrêter. Cherchant Nancy du regard, il dût se douter qu’elle était auprès de sa sœur. Se ruant à l’accueil, il poussa presque tout le monde pour y arriver. « Alec Jameson, on m’a appelé à propos de ma sœur Eden Jameson. Qu’est-ce qui se passe ? Où est-elle ? ». L’infirmière appela Nancy immédiatement, elle était au courant du cas. « Nancy arrive. ». Alec avait les nerfs à fleur de peau, jamais il ne s’était inquiété de cette façon-là. C’était si… Non, il ne fallait pas qu’il pense. Malheureusement ses idées se bousculaient à toute vitesse dans sa tête, le rendant fou. Nancy arriva, comme promis, vint le trouver et le prit à part dans l’une des chambres d’auscultation. Alec était au bord du gouffre.

« Alec, je veux que tu te calme d’abord. S’il te plait. ». Ce dernier tournait en rond dans toute la pièce. « Dis-moi ce qui se passe Nan’ ! ». Il en pleurait déjà. Nancy baissa les yeux. « L’heure est arrivée mon chou… Elle est en train de nous quitter. On l’a mise sous antidouleur pour qu’elle ne souffre plus, il lui reste deux… Trois heures tout au plus. Elle voudrait passer ses derniers instants avec toi. Je suis tellement désolée. ». Nancy était vraiment émue, et Alec crut mourir. Il avait imaginé depuis plusieurs années le jour J où on le lui annoncerait. Bien qu’il croie en un miracle pendant toutes ces années, il n’avait pu savoir la douleur que ça lui causerait. Cette douleur était si poignante. Et aujourd’hui, elle était bien réelle. C’était une évidence, pas une quelconque imagination d’une scène. Non. C’était la réalité. Ils étaient… Au bout.

L’infirmière le conduisit à l’étage, et après avoir séché ses larmes pour se montrer fort, il poussa la porte, soutenu par Nancy. Elle était si pâle. Quand il entra, son cœur se serra très fort dans sa poitrine, c’était une douleur abominable qui se mélangeait à un sentiment horrible d’abandon et de culpabilité de n’avoir pu la sauver. Prenant la chaise, il s’assit près d’elle. Eden ouvrit péniblement les yeux, mais quand elle le vit, elle lui sourit. Elle avait encore la force de sourire, Alec en eut le cœur brisé et il ne put contenir ses larmes de rouler sur ses joues, malgré qu’il affiche un petit sourire en retour. « Alec… ». Il renifla. « Tu ne dois pas pleurer. C’est mieux comme ça. On savait que ce serait… Comme ça. ». Le pompier baissa la tête, lèvres tremblantes, il n’arrivait pas à laisser sortir un quelconque son de sa gorge, trop occupé à se retenir de fondre en larmes. Eden poursuivit. « J’ai quelque chose pour toi. Je serais… Toujours avec toi. Tu vois le paquet sur la petite table ? ». Alec releva les yeux, déjà rougis par la tristesse. Il acquiesça. « Prends-le. ». Puis l’attrapa doucement. « Une lettre pour chaque semaine, tu en as pour toute une année. Ainsi… Tu me sentiras encore avec toi et tu pourras les conserver à jamais. J’en ai une pour papa et maman aussi. ». Elle lui sourit encore et cherchait à attraper sa main. « Alec, s’il te plait. ». Mais la douleur était si grande, et lui, si faible au final… Il déglutit puis essaya. « Je suis désolé… ». Eden ne comprit pas. « … Désolé de ne pas avoir pu te sauver. ». Il eut un hoquet, et sa cadette posa sa main sur sa joue. « Shhht. Ne rentre pas dans ce jeu… Tu ne pouvais rien Alec. Je veux que tu vives ta vie, que tu la croques et la vive pour deux. Vis, pour moi. Profites de chaque instant, avoue à cette jeune femme que tu l’aimes et vis. Juste… Vis. Tu as fait bien plus que ce que tout ce que tu peux imaginer, maintenant je vais me reposer. Je ne souffrirais plus et… ». Elle grimaça. « Je continuerais de t’observer, de là-haut. Et si tu ne profites pas de ta vie alors… Je viendrais te botter les fesses est-ce que tu m’as… Compris ? ». Alec acquiesça, ses prunelles vertes perdues dans les siennes et sa main posée contre la sienne toujours sur sa joue. « Je serais fort, je te le promets. Je t’aime tellement rayon de soleil. ». Il se leva et vint déposer un baiser sur son front. Il resta là jusqu’à la fin, trouvant finalement la force de parler de la pluie et du beau temps. Et finalement, quand elle s’envola enfin avec les anges, il ne put contenir davantage sa tristesse. C’était comme si on lui avait arraché le cœur. Il éclata en sanglots.

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Amethyst Nightingale

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « This is Goodbye »   Dim 22 Juin - 9:36

I AM SORRY FOR YOUR LOSS


La vie d’Amy n’avait pas beaucoup changé depuis la sortie d’Alec. Mis à part le fait qu’elle ne passait plus son temps à lui courir après. Comme promis, elle l’avait installé au plus tôt avec sa soeur. Lors de ses visites, elle avait pu constater de la dévotion du pompier pour Eden, ce qui était touchant... Oui, même elle que l’on disait avoir un coeur de glace était touchée. Mais ce n’était pas forcément un comportement exceptionnel. Quand on savait une personne condamnée, sa famille proche la veillait consciencieusement. Mais il arrivait parfois que le patient n’ait plus de famille. Il n’y avait alors plus que l’équipe médicale pour lui apporter un peu de compagnie... Elle se souvint de l’un de ces patients. Celui qui lui avait fait comprendre à quel point il était important de ne pas s’impliquer émotionnellement. Lorsqu’il était mort, elle avait pleuré. Personne ne le lui avait reproché, ils passaient tous par là. Mais elle avait commencé à rendre régulièrement visite à sa soeur. Pourquoi ? Elle ne pouvait pas vraiment l’expliquer. Au fond, elle observait les prescriptions de son médecin, qui bien sûr, ne faisait aucune erreur. Elle prenait le temps de venir la voir, de lui parler. Eden était le genre de personne lumineuse, pleine de vie... Plus elle lui parlait, plus Amy avait mesuré combien l’épreuve serait difficile pour lui. Ceci dit, un détail la faisait tiquer. Si Alec passait très souvent, qu’en était-il de leurs parents ? Elle n’osa pas leur demander, ni à l’un parce qu’elle l’évitait comme la peste, ni à l’autre parce qu’elle ne voulait surtout pas la peiner. Ce n’était pas le moment...

9 a.m. Amy était au bloc opératoire, depuis six heures du matin, penchée sur le corps d’un patient. Rien ne laissait présager de ce qu’il allait arriver.

12 a.m. Elle sortait tout juste. Le patient était dans un sale état mais l’intervention s’était bien déroulée. Elle pouvait enfin prendre sa tasse de thé et se requinquer. Avançant vers la cafeteria, elle salua plusieurs collègues et s’acheter en plus une salade Caesar. Rien de mieux pour tenir jusqu’au soir.

8 p.m. Elle terminait sa tournée des patients. Relevant les constantes, prenant de leurs nouvelles, elle ne s’attendit pas à voir Nancy lui sauter dessus dans le couloir. Esquissant un sourire pour la saluer, la jeune femme n’en eut même pas le temps. « Amy, c’est Eden. ». Son attitude changea. Amy se tendit, inquiète. « Quoi ? Elle est... ? ». Est-ce qu’Alec le savait ? Nancy hocha la tête. « J’ai prévenu Alec, il est arrivé à 5h. ». Donc depuis trois heures. « Tu as bien fait... ». « Est-ce que tu es passée la voir ? » Amy hocha la tête. « Oui, ce matin, vers 3h. Elle dormait mais ses constantes étaient encore normales. ». Il était toujours étonnant de voir à quel point la vie pouvait filer aussi vite d’un corps. « Tu comptes y aller ? ». Haussant un sourcil, Amy fixa l’infirmière. « Pour quoi faire ? ». « Pour Alec... Il est seul avec elle, je pense que ça lui ferait du bien si tu y allais. ». Mauvaise idée. « J’en doute, Nancy. Il risque de se fâcher contre moi car je représente le corps médical qui n’a pas réussi à sauver sa soeur... Et c’est à son médecin d’affronter sa colère, pas à moi. ». Et puis quoi encore ? Elle n’allait pas faire le travail d’un autre ! « Amy ! S’il te plaît, je m’inquiète pour lui, c’est ton patient ! ». « C’était mon patient », la corrigea-t-elle. Mais elle connaissait Nancy. Elle allait lui passer un savon à ce rythme. « Ok, j’irai le voir pour vérifier dans quel état émotionnel et psychologique il se trouve mais en tant que médecin. ». L’infirmière sourit. « Merci, mon chou ». Mouais. Elle obtenait tout ce qu’elle voulait. La regardant partir, Amy soupira. Elle avait des choses plus urgentes à traiter, elle irait donc plus tard. Et puis le temps de trouver quoi dire aussi...

11 p.m. Amy vit Alec dans la chambre à travers la vitre. Il tournait le dos mais le poids sur ses épaules ne laissait aucun doute sur le chagrin qu’il ressentait. Inspirant profondément pour se donner du courage, elle franchit la porte et vint à côté de lui. « Nancy vient de me prévenir. Je suis désolée. ». Que dire de plus ? Elle n’avait pas envie de dire des phrases toutes faites, toutes formelles et sans aucune émotion. Le corps sans vie d’Eden reposait sur le lit. Ils n’allaient pas tarder à venir le chercher. « Ils vous ont dit quand ils l’emmèneraient ? ». Sous entendu, à la morgue, au frais, le temps qu’elle soit transférée chez les pompes funèbres. Ecoutant sa réponse, elle se douta bien qu’elle était piégée maintenant. Elle allait devoir rester jusqu’à ce qu’ils la prennent. Nancy était vraiment une ... Sale bête.
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Alec Jameson

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « This is Goodbye »   Dim 22 Juin - 19:05



« I ALREADY FEEL SO… EMPTY. »


Cela faisait déjà une heure qu’il était là, scrutant le corps sans vie de sa soeur. Les larmes avaient roulé sur la chemise blanche de la jeune femme. Alec était comme un être errant, sans plus aucun but. Il commençait à développer une sorte de déni, sur le moment, c’était la seule chose capable de le consoler un tant soit peu. Le pompier avait pleuré et hurlé pendant quinze bonnes minutes, tandis que sa sœur s’en était allée vers le ciel. A présent, il ne faisait qu’observer la sérénité qui émanait d’elle. Elle ne souffrait plus, n’avait plus de peur à avoir, et elle s’était montrée si courageuse. Mais lui ? Qu’allait-il bien pouvoir faire ? Il avait promis d’être fort, mais à ce moment précis c’était juste… Trop dur. La perte se faisait sentir à l’intérieur de lui à la seule pensée qu’Eden ne lui sourirait jamais plus. Perdu dans ses pensées, Alec sursauta quand le médecin qui avait suivi sa sœur pénétra dans la pièce pour présenter ses condoléances. Eteint, le jeune homme n’éprouvait même pas la force de s’énerver sur le moment, cela viendrait sans doute plus tard. Le médecin lui expliqua des choses qu’il savait déjà, puis lui donna l’heure où ils viendraient l’emmener, mais il n’écouta pas. Il ne voulait pas savoir. Pas maintenant. Se renfermant sur lui-même, il écourta le discours du médecin par un « Tout ce que vous pourrez dire ne la ramènera pas. Je sais que vous avez fait votre mieux, maintenant j’aimerais juste, qu’on me laisse tranquille. ». Il n’avait même pas daigné le regarder. Le médecin hocha la tête, s’excusa à nouveau et puis sortit. Nancy elle-même n’osait venir, et elle s’était rendue auprès d’Amy qu’elle jugeait être le seul soutien qu’Alec écouterait.

11 p.m : Alec était là depuis 7 heures à présent, et il n’avait pas quitté son chevet. Ses yeux étaient toujours rivés sur elle et son propre corps restait immobile, sauf quand il n’était pas en train de passer une main sur sa joue à présent froide, ou qu’il ne remettait pas une mèche de cheveux convenablement. Lorsqu’il faisait cela, ses larmes remontaient immédiatement à la surface, d’ailleurs ses yeux commençaient à le brûler tant il ne cessait de pleurer. Le silence de la pièce lui pesait, et il ne savait plus quoi faire, ni ne savait dans quel monde il vivait. « Tu me manques terriblement… Déjà. ». Oui, cette sensation de vide lui comprimait la poitrine, si bien qu’il avait parfois du mal à respirer, du moins, il en avait le ressenti. Le jeune pompier se sentait totalement perdu, et ce serait pire lorsqu’il rentrerait chez lui, s’il acceptait d’y rentrer. Ce qui n’était pas gagné. Il n’entendit pas la porte de la chambre être poussée, il sursauta à nouveau en reconnaissant la voix d’Amy, mais ne se retourna pas tout de suite et resta silencieux. Les premiers mots tombèrent et bien qu’Alec trouve cela vraiment gentil de sa part, il ne semblait pas enclin à répondre, laissant le silence prendre le dessus. Ce ne fut que lorsqu’elle posa sa question qu’il signa à la négative. Il ne se rappelait pas.

Il se mura dans le silence pendant quelques instants supplémentaires puis…

« Elle était comme un rayon de soleil vous savez ? ». Il déglutit, esquissant un léger sourire en observant sa sœur. « Toujours souriante, le mot qu’il faut pour vous faire rire, et elle était surtout tellement… Courageuse. Elle méritait à être connue. Elle méritait autre chose que cette… Vie. Elle méritait une famille, un mari aimant, un chien et trois enfants. Un métier qui la passionnerait. Une vraie, vie. ». Il essuya une larme qui roulait sur sa joue, et soupira. « J’aurais aimé que plus de gens la connaisse. Maintenant… Maintenant je ne peux faire abstraction de ce « vide ». Vous avez déjà ressenti un vide aussi immense ? ». Il se tourna enfin vers Amethyst, les yeux rougis et les traits tirés. « Combien d’Hommes gâchent leur vie sur terre ? Combien tentent de mettre fin à leur jour ? Pendant ce temps, des personnes comme Eden qui ne souhaiteraient que vivre, ne peuvent pas choisir. Ils ne peuvent pas choisir de vivre, là où tous les autres peuvent décider de mourir. Ce n’est pas juste. ».

On sentait l’horrible tristesse qui assaillait le jeune homme, il était dévasté. Perdu, et bien qu’il ait prévenu leurs parents, ceux-ci ne seraient pas ici avant le lendemain. Il était donc… Seul, avec lui-même. Vinrent alors les infirmiers désireux d’emmener son corps, et là, le pompier ressentit une profonde panique. Se levant de sa chaise, les yeux horrifiés vers les hommes en blanc, il signait à la négative, lèvres tremblantes et larmes roulant sur ses joues mouillées.

« Non, c’est trop tôt. ». Mais les infirmiers avaient déjà attendu plus que de raison. « Nous devons vraiment l’emmener maintenant Monsieur, vous pourrez la voir plus tard. ». Alec sentait comme si on lui arrachait une partie de son cœur, et il n’était pas résolu à la voir partir. Posant les yeux sur elle, puis sur les infirmiers, il continuait de signer à la négative. « Je vous ai dit non ! ». Les deux hommes regardèrent Amy pour avoir un soutien médical venant de la hiérarchie, ils devaient vraiment l’emmener. « On a déjà attendu plus d’une heure. ». Ils s’exécutèrent malgré les supplications d’Alec pour la retenir. Il posa un dernier baiser sur le front de sa sœur et caressait ses boucles blondes, lourd de tristesse et de remord. « S’il vous plait… ». Mais on l’emmena sous ses yeux, le chariot partit avec elle et il était au bord de l’énervement subitement. « Elle ne peut pas partir ! S’il vous plait ! Pas encore ! ». Il essayait de passer à côté d’Amy, prêt à sauter sur l’un des infirmiers.
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Amethyst Nightingale

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « This is Goodbye »   Dim 22 Juin - 19:54

THE HARDEST THING TO DO IS SAY BYEBYE





Amy savait à quel point la situation était compliquée. Ceci dit, elle fut rassurée de ne pas se prendre la colère dû au médecin de sa soeur. Nancy l’avait envoyé pour s’assurer qu’Alec allait bien. Bien sûr que non, il n’allait pas bien. Et si elle avait appris à se déporter du malheur de son patient, la tristesse qui régnait ici la frappa de plein fouet. Jamais elle n’aurait dû accepter, et ça, elle allait bientôt en comprendre les raisons. Quand elle éleva la voix, elle vit bien l’avoir surpris. Sa gorge se noua face au silence qui lui imposait. Allait-il exploser et lui balancer à quel point les médecins étaient nuls ? Ou bien allait-il sombrer dans une sévère dépression ? Il indiqua ne pas savoir quand ils viendraient. Hochant la tête, elle n’osa rien dire de plus. En revanche, elle était prête à l’écouter.

Une écoute dont il avait manifestement besoin car il rompit vite le silence pour lui parler d’elle. Un rayon de soleil ? « Oui, je lui rendais souvent visite quand vous ou vos parents n’étiez pas là. Elle s’inquiétait beaucoup plus pour vous tous que pour elle même... ». Elle avait profité de son silence pour lui glisser ces quelques mots. Oh, ils ne seraient pas assez forts pour le réconforter mais les entendre l’aiderait à un moment ou un autre. Peut-être pas immédiatement, parfois il fallait du temps pour entendre certains mots. Elle ne sut pas vraiment d’ailleurs s’il l’avait bien écouté car il partit sur un long monologue sur combien Eden était une personne merveilleuse. Oh, non, jamais elle ne penserait qu’il mentirait ou se voilerait la face là dessus mais, elle l’avait constaté, la mort avait ce don merveilleux de rendre les gens tellement plus bons. Il avait sûrement oublié leurs querelles de gamins, leurs rancœurs, qui avaient peut-être survécues jusqu’ici. Sa maladie n’avait laissé place qu’à un amour fraternel profond. Et Amy se retrouva alors face à son propre vide. Et Alec sembla le savoir car il se tourna soudainement vers elle. Se mordant la lèvre, elle hocha la tête. Oh oui. Oh ce n’était pas la même épreuve mais ce chagrin d’amour là l’avait profondément détruite. Pour la première fois, Alec pourrait mesurer une facette de sa personnalité qu’elle s’était promis de ne pas montrer ici : sa sensibilité. Oui, Amy était fragile, elle en était parfaitement consciente et bien décidée à ne plus l’être. Et là... Là il partit sur un délire de combien pouvaient gâcher leur vie, combien la vie était injuste... Fronçant les sourcils, elle se retint de lui répondre que oui, la vie était injuste mais c’était comme ça. Des méchants survivaient, des gentils mourraient. La justice divine n’existait pas, Dieu n’existait pas contrairement à ce que pensaient tous les américains, il n’y avait que de la chair, des gens, des actes, des conséquences et des maladies. Des choses qu’elle pouvait réparer et d’autres non.

Il se tut. Elle préféra revenir sur des mots précédents tant ceux là lui paraissaient idiots. Pourquoi vouloir blâmer quelqu’un ?  Confirmant chacun de ses mots d’un hochement de tête (technique professionnelle bien apprise), la jeune femme se souvenait très bien des craintes de cette soeur perdue. « Elle m’a confié vouloir que vous vous souveniez d’elle dans ses meilleurs moments et surtout pas... Comme ça. ». Elle la revoyait le lui dire. « Elle a eu, selon elle, une vie merveilleuse où son frère lui était si dévoué qu’elle a passé les meilleurs moments de sa vie avec lui. Oui, elle n’aura pas connu tout ça mais elle affirmait qu’elle comptait sur vous pour vous réaliser. Vous vous êtes selon elle trop sacrifié. C’était ce qu’elle disait. Et aussi qu’elle vous botterait les fesses si jamais vous vous obstiniez trop dans un état de « larve cosmique ». Peut-être que ça a une signification pour vous... ». Parce qu’elle, elle ne comprenait pas la référence.

Les infirmiers entrèrent alors dans la chambre. Ah. Amy s’écarta pour les laisser passer. Elle avait pris soin de conserver une certaine distance avec le pompier, évitant tout contact physique avec lui. Amy hocha la tête mais bien sûr les choses n’allaient pas être aussi faciles. Quand ils se tournèrent vers elle, la blonde leur fit signe d’y aller. Quand Alec passa à côté d’elle, elle le retint par le bras. « Alec. Vous pourrez la revoir tant que vous voudrez demain. Mais... Si son corps n’est pas refroidi les dégâts risquent d’empêcher ça. Pour vous et vos parents, laissez-là partir. Ils prendront soin d’elle et demain elle sera transférée chez les pompes funèbres où vous pourrez la voir à toute heure du jour ou de la nuit. Sereinement. ». Cherchant son regard, elle utilisait la raison pour le faire revenir dans la réalité. « Vous êtes en arrêt à présent. En tant que pompier, vous avez quelques jours pour elle alors... Vous pourrez les passer avec elle, encore. Jusqu’à la cérémonie... ».

Les infirmiers étaient partis, profitant de cette distraction qu’elle offrait. Le problème ? Amy était maintenant en première ligne. « Je suis vraiment désolée mais... C’est pour vous. Pour que vous puissiez la voir convenablement après. En attendant, vous devriez rentrer chez vous, vous reposer un peu. L’hôpital vous contactera à la première heure pour vous dire où vous pourrez la visiter, je vous le promets. ». Se rendant compte qu’elle lui tenait toujours le bras, elle le relâcha en baissant les yeux. « Pardon. ». Elle recula et inspira. « Si vous avez besoin d’un taxi pour vous ramener, l’accueil pourra en appeler un pour vous. Vous pouvez rassembler ses affaires si vous le souhaitez et voir demain avec vos parents quels vêtements elle portera et ce que vous souhaitez qu’elle garde auprès d’elle... ». Elle était émue. Depuis qu’il lui avait posé cette fichue question, ses yeux étaient mouillés même si aucune larme ne coulait. « Je peux aussi vous prescrire un somnifère pour la nuit, si vous voulez... ». Maigre compensation mais il avait besoin d'un peu de paix. C'était bien tout ce qu'elle pouvait lui offrir à cet instant : un peu de répit.
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Alec Jameson

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « This is Goodbye »   Lun 23 Juin - 19:03



« I CANNOT STAY ALONE. NOT TONIGHT. »


Le silence était pesant, mais loin d’être malsain. Si celui-ci mettait mal à l’aise, c’était uniquement parce que la tristesse d’Alec embaumait la pièce. Il était assis dans la même position depuis des heures à présent, et Eden s’en était allée depuis plus de 4 heures. Perdu dans ses pensées, le pompier ne semblait pas savoir ce qu’il était censé faire à présent. Ce ne fut que lorsqu’Amy rentra dans la pièce et qu’il l’entendit, qu’il se souvint que malgré tout, la vie continuait, et la sienne ne s’arrêtait pas aujourd’hui. Il lui avait promis de vivre pour deux, d’être fort, mais sur le coup, cette promesse paraissait si dure à tenir, tant le poids sur ses épaules était immense. Finalement, après s’être muré dans ce silence, Alec prit la parole, ce poids voulait s’échapper de lui, et parler lui ferait sans doute du bien. C’était donc les yeux rougis par la tristesse et les joues mouillées qu’il avait commencé à faire l’éloge de sa sœur, chose qu’il pensait depuis des années à présent, étant donné que sa maladie s’était déclarée assez tôt. Laissant les mots s’échapper de ses lèvres sans vraiment les retenir, il évoqua le côté injuste de la vie qu’il ne connaissait que trop bien, mais c’était comme un syndrome. Lors d’une perte, les personnes ressassaient souvent ce genre de phrase, comme si c’était pour se consoler et appuyer le fait qu’elle n’aurait jamais dû mourir. Les mots d’Amy résonnèrent jusqu’à ses oreilles, il les entendit, mais comme elle le pensait bien, ils n’étaient pas assez forts sur le moment pour la consoler. Le paquet de lettres en mains, le jeune homme ne souhaitait pas les lâcher. Une pour chaque semaine. Un bout d’elle, son écriture, ses pensées… Eden ne pensait plus ni ne rêvait à présent. Cette pensée était terriblement douloureuse pour ce grand frère qui avait tout fait pour que sa courte vie soit la meilleure possible. Alec était dévasté.

Tandis qu’il se tournait finalement vers le médecin, lui demandant si elle connaissait ce vide, il comprit instantanément qu’il avait touché un point sensible chez elle. Il ne fit toutefois aucun commentaire, ne souhaitant pas rentrer dans sa vie privée, ou plutôt… Peut-être était-il beaucoup trop ancré dans sa douleur pour réellement comprendre l’ampleur de ce qu’il venait de se produire juste devant ses yeux. Amy s’était révélée. Elle avait montré sa fragilité, et son cœur d’or, à un homme. Dans le fond, Alec également montrait sa faiblesse, jamais il n’avait pleuré de la sorte devant quelqu’un, car un pompier se devait d’être toujours fort dans les différentes situations qu’il était amené à rencontrer. Les horreurs qu’il était amené à voir. Lorsque la jeune femme parla à nouveau d’Eden, le pompier ouvrit les yeux et ne cessait de la regarder, comme si elle allait lui apprendre que les miracles existaient. Sous les paroles, ses prunelles émeraude s’emplirent de larmes, ça ressemblait bien à elle. Il acquiesça, avant de laisser échapper un petit rire malgré les larmes en entendant l’expression. « Oui, ça lui ressemble bien… ». Eden avait insisté pour qu’il ne finisse pas comme un dépressif, en aile psychiatrique pour cause de tristesse trop lourde à porter. Combien de fois avait-elle essayé de l’éloigner lorsqu’elle sentait qu’il était trop impliqué ? « Elle a essayé de m’éloigner, à plusieurs reprises… Elle voyait bien combien j’étais… Réellement impliqué. Je ne regretterais jamais tout ce que j’ai fait pour elle… Et s’il fallait recommencer je le ferais encore sans hésiter. ». Il tourna la tête à nouveau pour observer le corps sans vie de sa cadette. « Elle méritait tellement plus. ». Puis les infirmiers rentrèrent et ce fut la panique.

Alec n’était pas résolu à la voir partir, c’était officialiser ce vide immense qui le rongeait de l’intérieur. Il protesta, et allait même se ruer sur un des infirmiers qui emmenait le corps de sa sœur quand Amy le retint par le bras. Se mordant la lèvre inférieure, le jeune homme retenait ses sanglots, ses larmes coulaient à n’en plus finir sur ses joues puis continuaient leur course sur le sol. Baissant les yeux, il sentit bien qu’Amy cherchait son regard, ce fut donc un regard empli d’eau qui se posa sur le visage de la jeune femme tandis que les paroles s’échappaient de ses lèvres. Pendant ce temps, le corps d’Eden avait disparu dans les couloirs, et quand il tourna à nouveau la tête, il ne les vit plus. A ce moment précis il crut mourir à son tour. Son rythme cardiaque qui s’était emballé n’était pas résolu à se calmer. Il sentait l’horrible conclusion qui lui pendait au nez : il était seul. Amy tenait toujours son bras, et la chaleur de cette main ne semblait pas perturber le pompier le moins du monde, bien au contraire, c’était une chaleur appréciable dans de telles circonstances. Séchant ses larmes, essayant du moins, Alec la vit s’excuser. « Ce n’est rien. ». Il osait à peine élever la voix dans ce silence qui était devenu soudain extrêmement pesant pour lui.

Observant la jeune femme, il nota inconsciemment la présence de ses yeux mouillés. Amethyst Nightingale avait donc un cœur, comparé à ce qu’elle voulait bien laisser croire. Penchant la tête sur le côté, il acquiesçait aux paroles de son ancien médecin. Oui, il ferait comme ça. Mais quand elle évoqua l’idée de rentrer chez lui, et celle d’un taxi, il plongea son regard dans le sien. Il était exténué.

« Je ne me sens pas de… Rentrer chez moi. Trop de vide… Trop de… ». Trop d’Eden partout en fait, il ne s’en sentait pas capable, pas ce soir. « Est-ce que je pourrais rester ici… Pour la nuit ? ». Il se frotta les yeux et grimaça. Il était en train de s’assécher complètement. Rester ici, c’était aussi rester près d’elle… En quelques sortes. Cette sœur tant aimée. Reniflant doucement, il prit une bonne inspiration et soupira. « Un somnifère ne serait pas de refus… S’il vous plait… Je… Ne peux pas me retrouver seul. ». Il l’avait dit, il le lui avait confié. Il avait peur de se retrouver… Seul. La solitude. Le vide.
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « This is Goodbye »   Mer 25 Juin - 11:20

YES YOU CAN WITH SOME PILLS



Respectueuse, Amy avait fait attention à ne pas envahir son espace. Ce chagrin, il était normal. Le pompier venait de perdre sa soeur, avec qui il s’entendait bien... Elle ne pouvait pas savoir ce que c’était dans la mesure où elle était fille unique. Du moins à priori... Elle se demandait parfois si son père n’avait pas quelques enfants cachés. Sa mère n’était pas très futée. Enfin, en apparence. Non, sa mère était une femme superficielle, avec peu d’études mais dont la beauté lui avait ouvert toutes les portes. Même à son âge, elle en paraissait vingt de moins. Il fallait dire qu’elle fonçait sur tout ce qui pouvait l’aider à moins vieillir. Parfois, il arrivait qu’on les prenne pour des soeurs. Enfin, ça, c’était ce qu’elle croyait car Amy savait bien que ces flatteries ne visaient qu’à faire plaisir à sa mère et justifier les centaines de livres qu’elle passait dans toutes ces nouveautés. Ils avaient beau lui dire, son père et elle, que tout ça n’était que du vent, elle s’évertuait alors à lui montrer une ride qui aurait miraculeusement disparue. Que dire à cet argument ? Oui, sa mère était fatigante. Amy l’aimait mais elle l’embarrassait plus qu’autre chose. Alec lui avait de la chance, sa soeur était adorable. Ses parents devaient être bien aussi.. Toutes ces lettres dans ses mains... Eden lui avait expliqué son idée et Amy l’avait approuvé même si elle avait une réserve : ces lettres pouvaient rendre le deuil bien plus long et douloureux pour son frère. Pourtant, elle n’avait rien dit. Et elle ne disait rien de plus alors qu’Alec allait toucher un point sensible sans même s’en rendre compte.

Cette rupture, elle s’en remettait mal. Cette mort l’y ramena de manière violente. Habituellement, elle savait mettre une distance mais Nancy avait forcé les choses et elle ne pouvait pas rester insensible alors qu’elle avait dû retirer sa casquette de médecin. Mais laquelle portait-elle à présent ? Celle d’une amie ? Non. Amy ne voyait pas le jeune homme comme un ami. Non, elle portait celle de la compassion. Alors qu’elle lui répéta les mots de sa soeur, elle réussit à le faire rire. C’était déjà ça. Hochant la tête alors qu’il annonçait ne pas regretter ses choix, la jeune femme sut qu’il saurait affronter l’épreuve. Il ne risquait pas de se suicider en sortant d’ici. Sa mission en tant que médecin était donc quasiment faite. Mais le prix fut cher car il venait de rouvrir une plaie qui peinait à cicatriser.

Alors qu’il refusait de la voir partir, elle le retint par le bras. Il ne fallait pas qu’il cède à la violence. Le désespoir et le chagrin pouvait parfois conduire à des gestes malheureux. Et plus le temps passait, plus elle se dévoilait. Sentant la situation devenir dangereuse pour elle, elle chercha une échappatoire. Il fallait qu’il rentre, qu’il parte, bref qu’il s’éloigne. Et bien évidemment Alec Jameson lui sortit le discours qu’il ne pouvait rentrer chez lui. Forcément. Puis il lui posa la question de rester ici. Le fixant quelques secondes, Amy fut soulagée. « Oui, bien sûr », lui répondit-elle. De toute façon la chambre ne serait libérée que dans deux jours. Elle sortit un paquet de mouchoirs de sa poche et lui tendit. Pendant ce temps, elle alla chercher un somnifère, le laissant seul dans la chambre.

Quand elle revint, elle lui donna un petit cachet avec un verre d’eau. « Buvez mais sachez qu’il agit rapidement donc faites le juste en vous couchant ». Elle alla baisser le store. « Reposez-vous ». Et elle quitta la chambre. Soufflant, elle regarda l’heure. Elle avait fini sa journée, elle pouvait rentrer. Alors elle déposa ses affaires et se rendit chez elle. Là, le masque se fissura alors qu’elle se laissait tomber sur son lit. Voilà pourquoi il fallait toujours faire attention.

Le lendemain matin, elle marchait dans les couloirs quand Nancy lui tomba dessus. « Amy c’est toi qui lui a donné un somnifère ? ». Hochant la tête elle lui confirma « Oui, il avait besoin de repos... ». L’infirmière sembla soulagée mais contrariée aussi. « C’est bien, il en avait besoin mais avais-tu besoin de lui donner le plus fort ? ». Oui. Oui c’était mieux. « Il en avait besoin, Nancy ». Elle la regarda et souffla. « Ecoute, il va se réveiller vers 10h je pense. Ils auront eu le temps de préparer sa soeur, il pourra aller la voir s’il le souhaite. Il ne sera pas à tourner en rond dans nos pattes. ». Puis elle la planta là. Elle commença sa journée, suivant ses habitudes. Consultations. Opérations. Et pause. Elle alla vers la cafeteria pour se prendre une bonne tasse de thé et un truc à grignoter.
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « This is Goodbye »   Mar 8 Juil - 18:53



« I PROMISED YOU A COFFEE BREAK. I MEANT IT. »


Le chagrin était si immense que le pompier ne se voyait pas rentrer chez lui, dans une atmosphère vide, sans entendre le rire de sa défunte sœur. La perte était beaucoup trop proche et il se sentait si démuni. Laissant un soupir s’échapper de ses lèvres, celui-ci venant quasiment du fin fond de son for intérieur, Alec remercia la jeune femme pour le paquet de mouchoirs et profita de sa courte absence pour se moucher et sécher ses larmes récurrentes. Assis sur le lit où Eden était installée quelques heures plus tôt, il sentait encore la chaleur de son corps et le matelas avait plus ou moins pris la forme de ce dernier. Une nouvelle vague de larmes le prit, ses yeux rétrécis à force d’être asséchés commençaient à le piquer, et le somnifère qu’Amethyst rapporta, tombait à point nommé. Hochant la tête, il la remercia une nouvelle fois puis la laissa filer. Une fois seul, il observa le verre d’eau, puis le cachet dans sa main. Retirant son haut, il se glissa sous les draps et avala le somnifère avant de s’emmitoufler dans le tissu où l’odeur de sa sœur trainait encore. Il n’eut que le temps d’avoir un énième hoquet avant de sombrer dans l’inconscience totale. Un sommeil sans rêves ni pensées.

Pendant la nuit, Nancy passa et fut surprise de le trouver là. Elle essaya de lui parler mais il était évident que le pompier dormait à poings fermés. L’infirmière le veilla pendant une petite heure puis retourna faire sa ronde rapide avant de rentrer chez elle, comme la majorité des médecins et infirmières n’étant pas de garde. Le lendemain, elle trouva Amy, bien résolue à savoir ce qu’elle lui avait donné, car il n’était toujours pas réveillé ! Le jeune médecin savait exactement ce qu’elle disait et faisait, car en effet, Alec ne se réveilla ce matin-là qu’aux alentours de 10h, et quand il ouvrit les yeux, ses parents étaient là, dans la dite chambre. Il avait une tête digne d’un zombie.

***

Un mois plus tard. Alec avait repris le chemin du travail et le deuil d’Eden, bien que toujours plus ou moins présent, était fait dans l’ensemble. Il n’avait pas encore eu le courage de lire une seule de ses lettres. Le paquet prévu pour ses parents avait été transmis, et tout était en ordre. Quand il le pouvait, il continuait de lui rendre visite, au cimetière, montrant qu’il avait toujours une pensée pour elle malgré que la vie continue. Il lui avait promis de faire table rase et de commencer à s’épanouir alors… Il le faisait du mieux qu’il pouvait. Une des demandes de sa sœur résidait dans le fait d’oser faire le premier pas vis-à-vis d’Amy, la jeune femme n’avait pas été dupe et avait tout de suite remarqué l’attrait du pompier pour le médecin. Jouer les entremetteuses n’avait pas suffi, ou plutôt, elle n’avait pas eu assez de temps pour réellement avoir un impact sur les deux jeunes gens. Ayant pris un jour de congé, Alec était déterminé à lui offrir ce café qu’il lui avait promis, même si la brune n’avait pas vraiment été convaincue par l’idée à l’époque… Habillé en civil, le jeune homme ne s’était pas non plus mis sur son trente et un, il ne fallait pas effrayer quiconque. C’était donc vêtu d’un jean foncé et d’un simple T-shirt qu’il avait franchi les portes de l’hôpital et avait salué Nancy. Quand celle-ci lui eut révélé le programme d’Amy, le pompier se positionna à l’endroit stratégique idéal, recommandé par l’infirmière, prêt à lui tendre un thé et un petit pot de lait avec, si jamais elle était adepte du thé au lait.

Il fallut attendre plusieurs minutes avant que la jeune femme ne daigne montrer le bout de son nez. Quand elle fut à sa portée, il sortit de l’ombre sans lui faire peur et esquissa un petit sourire peu confiant.

« Bonjour. Je…. Voulais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi quand… Ma sœur nous a quittés. ». Il marqua une courte pause. « Je vous ai pris un thé et un peu de lait. ». Il agrémenta le tout d’un charmant petit sourire amicale et lui tendit les deux pots (cela dit en passant très « américains » ces réceptacles, pots, boîte ? A café et thé). L’observant toujours, il finit par baisser les yeux quelques secondes avant de se lancer. « Si vous avez cinq minutes, nous pourrions peut-être aller… A la cafétéria, ou dehors ? Juste devant l’hôpital ? Je ne sais pas… ». C’était certes, encore un peu maladroit mais il y travaillait, des mois et des mois, voire, des années qu’il n’avait pas tenté d’approcher une femme, en général c’était plutôt elles qui approchaient comme il n’était plus disponible à cause d’Eden, dont il s’occupait le plus clair de son temps (et c’était d’ailleurs lui qui insistait pour). Pour l’heure, il espérait juste ne pas se faire jeter comme du poisson pourri, ou avarié… Ou autres mots dans le même genre et dont le sens est similaire.
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Amethyst Nightingale

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « This is Goodbye »   Mar 15 Juil - 9:21

WHY ARE YOU SO OBSESSED WITH ME?




Les jours et les semaines passaient et se ressemblaient. Amy continuait de se noyer dans le travail pour ne pas écouter cette peine de coeur qui la taraudait toujours. Le sentiment d’humiliation était toujours bien présent et elle haïssait de plus en plus cet homme qui lui faisait vivre un tel enfer. Maintenant à New-York, elle voulait réussir et prouver qu’elle n’était pas qu’une étudiante pistonnée et qu’elle avait toutes les connaissances et les compétences pour sauver des vies. Henry l’avait détruite. Jamais elle n’aurait pensé pouvoir tomber aussi bas et se relever était un combat de tous les instants.

Elle ne pensait plus vraiment à Alec. Bien sûr, la mort de sa soeur l’avait touché et c’était à ses yeux un problème. En tant que médecin, elle ne devait pas pleurer devant la mort d’un patient, qu’il soit le sien ou non. Bien sûr, elle était humaine, elle ne pouvait pas éteindre ses émotions comme ça, d’un simple claquement de doigts. Mais elle avait fait une erreur car à défaut de les enfouir, il fallait au moins les retenir le temps de faire face à la famille. Ne pas masquer sa tristesse mais au moins retenir ses larmes. Mais elle était encore jeune. Elle n’était pas encore blindée comme tous les autres... Heureusement, personne ne l’avait vu, excepté Nancy. L’infirmière avait le don de tout savoir au grand désarroi d’Amy.

Sortant de la salle de consultation, elle salua une dernière fois sa patiente qui la remerciait chaleureusement. Lui adressant un sourire, Amy hocha la tête. « Je vous en prie, Madame. Si jamais les symptômes revenaient, surtout revenez immédiatement à l’hôpital, c’est important. ». La saluant une dernière fois, elle prit le chemin vers la cafeteria. Elle avait besoin de sa dose de thé. Bien sûr, elle ne s’attendait pas du tout à croiser le chemin d’Alec. Mais elle ne sut comment, il fut soudainement face à elle, brandissant un thé et du lait. Les yeux écarquillés, elle le fixa alors qu’il lui disait bonjour et... Qu’il la... Remerciait ? Fronçant les sourcils, elle comprit qu’il n’avait pas abandonné. « Vous étiez mon patient, je n’ai fait que mon travail. » Elle ne saisissait pas encore les gobelets qu’il lui tendait, hésitant vraiment. Elle n’avait pas envie qu’il se fasse de faux espoirs. Mais il n’allait pas laisser tomber non plus. Et puis si jamais elle refusait, Nancy allait lui dire qu’elle était une horrible personne, qu’il voulait simplement la remercier, qu’un thé n’engageait à rien... Enfin, était-ce le cas pour lui aussi ? « Si j’accepte, vous ne le prendrez pas pour un encouragement dans une vaine tentative de drague ? Parce que je tiens à être claire là dessus : je ne cherche pas de relation. Qu’elle soit sérieuse ou non. Je n’ai pas de place dans ma vie pour ça. ». Laissant passer quelques secondes pour être certaine qu’il imprime bien le message, la blonde attrapa le lait qu’elle versa dans son thé et se dirigea vers la sortie. Hors de question qu’on la voit avec lui à la cafeteria, elle n’avait pas besoin que ça jase à son sujet. « J’accepte uniquement parce que vous souhaitez me remercier pour votre soeur et que bien que je trouve ça totalement idiot dans la mesure où c’est mon métier, cela à l’air de vous tenir à coeur. ». Elle ne pouvait pas être plus claire. Sa tentative de drague avait avorté avant même de commencer.

Une fois dehors, elle trempa ses lèvres dans le liquide. Tendue, elle observait la rue et les voitures qui passaient. Son plan ? Le boire rapidement et prétexter devoir retourner auprès d’un patient... Bien sûr, il n’avait pas pris le thé qui lui convenait le mieux mais tant pis. Elle devrait bien s’en satisfaire. Puis, elle se souvint qu’il portait un jean et un Tshirt. Une tenue civile. « Vous ne travaillez pas aujourd’hui ? ». Etrange. Lui qui semblait vouloir vite retourner sur le terrain quand sa main était brûlée... Ou bien était-ce un jour de repos ? Et s’il était là pour lui demander un arrêt ? Il pouvait courir, elle ne lui en donnerait pas. Elle était incorruptible.
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « This is Goodbye »   Mar 22 Juil - 10:50



« I’M NOT OBSESSED. ARE YOU BELIEVING YOU’RE WONDERFUL ? »


Ainsi positionné, avec ses deux gobelets en mains, le pompier espérait qu’il croiserait l’élue de son coeur, bien qu’il ne le sache pas encore. Voulant simplement échanger quelques mots et ainsi pouvoir ouvrir la discussion tout en la remerciant pour les jours les plus horribles de sa vie, Alec attendait, jusqu’à ce que la jeune femme ne se laisse enfin voir. A en juger par l’expression de surprise, elle ne s’y attendait pas du tout. Commença alors le bonjour et les paroles de remerciements pour expliquer les raisons de sa venue et de sa visite. Bien sûr, comme il s’en doutait, sa venue n’était pas vraiment appréciée. Il rit doucement à ses précisions, à force il allait croire qu’il était hideux et repoussant. « Ne vous en faites pas, j’ai bien imprimé le message, et puis, de toute façon… Si je devais vous séduire, je ne choisirai pas la tasse de thé. Donc non, ne vous inquiétez pas, vous êtes hors de danger, le pompier que je suis ne viendra pas vous terroriser. ». Il hocha la tête et lui tendit donc les deux gobelets d’un air encourageant. Amy accepta enfin de les prendre dans ses mains, et se dirigeait vers la sortie, Alec sur ses talons avançait à son rythme. « Ce n’est pas idiot, personne ne vous a jamais remercié ? ». Il était loin de trouver un remerciement idiot, car il y avait dans ce genre de situations, un sentiment inexplicable de bonheur pur. Il n’y avait rien de mieux qu’entendre quelqu’un qui venait d’être tiré d’affaire dire « merci », ou une famille aimante qui avait été bien accompagné. Bien sûr, la mort ne laissait aucun sentiment de joie, et les remerciements dans ces moments-là étaient prenants, mais on ne pouvait pas dire que c’était idiot… Chaque Homme avait droit à un peu de reconnaissance pour son travail de temps à autres, et Amy, qui semblait se donner corps et âmes, le méritait également.

Une fois dehors, le pompier sourit, observant la ville qui vivait comme à son habitude. La question de la jeune femme ne le surprit pas vraiment. Il répondit d’abord par un sourire. « Je suis en congés, pour deux jours, c’est pour ça que j’en ai profité pour venir aujourd’hui. Je ne pensais pas réussir à vous voir, pour être honnête. ». Alec n’était donc pas là pour lui demander un arrêt, elle pouvait respirer et être moins méfiante, enfin… Méfiante, c’était sûrement plus dur. Depuis cette fameuse soirée où Eden était morte, Amy semblait n’avoir eu de cesse que de le fuir, et il ne l’avait pas autant revu qu’il l’aurait souhaité, en soi, ça l’avait un peu attristé pour une raison inconnue. Pourtant, la brune n’ayant de cesse de lui rappeler combien elle était inaccessible, ne lui faisait pas baisser les bras pour autant. Une force intérieure le poussait à essayer encore et encore… D’ailleurs, il ne savait quoi dire d’autres pour égayer la conversation, et il la voyait boire son thé à vitesse grand V. « Votre planning est chargé aujourd’hui j’imagine ? ». Au même moment, on voyait des brancardiers s’agiter et un camion de secours passer devant eux, toutes sirènes retentissantes. « Je pense que c’est pour vous… ». Sa conversation semblait être bonne pour le puits, c’était… Tombé à l’eau, mais quand le véhicule s’arrêta et qu’on hurla qu’il s’agissait d’un pompier, Alec ne put rester sur le carreau et pénétra à l’intérieur de l’hôpital pour se rendre à l’entrée des urgences. Oui, il venait de la laisser là, mais quelque chose lui disait qu’elle suivrait instantanément la marche étant donné qu’il s’agissait d’une urgence et qu’elle était une acharnée de travail.

Cavalant jusqu’à la civière, il reconnut Max, son mentor de toujours qui était inconscient. Lorsque l’on aperçut Amy, on lui fit immédiatement un rapport rapide.

« Effondrement de bâtiment, il se trouvait à l’intérieur quand une partie est tombée en miette, les secours ont réussi à le dégager, mais il est inconscient. Genou bleu, on pense qu’il se l’est fracturé, pas de problèmes respiratoires ou cardiaques. Il a eu de la chance. Il est à vous. ». L’ambulancière s’éclipsa déjà prête à repartir après avoir tendu le « dossier » à Amy. Alec suivait le convoi de près.

« Max. Tiens-bon, tu vas t’en sortir. ». Mais en réalité c’était tout simplement un cauchemar. Alec passa une main dans ses cheveux, les traits tirés par l’inquiétude. « Ca aurait dû être moi… Dans cet immeuble. ». Oui, lui était… En congés…

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « This is Goodbye »   Mar 22 Juil - 11:44

I AM NOT THAT KIND OF CHICK.
I THINK YOU ARE A STALKER.



Hideux et repoussant ? Non. Mais il représentait un danger pour elle. Elle le sentait au plus profond d’elle-même. Cet homme, il pourrait lui faire du mal et elle n’était pas prête à souffrir. Pas alors qu’elle se relevait encore. Henry l’avait bien détruite. Elle peinait à recoller les morceaux et se jetait à corps perdu dans le travail pour ne pas se retrouver seule, face à elle-même. Hochant la tête alors qu’il lui assuré avoir bien compris, elle s’interrogea sur ce qu’il lui aurait apporté à la place d’un thé... « Vous avez intérêt ». Le terroriser... Il en faudrait beaucoup quand même pour la terroriser... Secouant la tête elle soupira. « Si, bien sûr. Mais ils se contentent de dire merci et ils s’en vont. ». Et fort heureusement, d’ailleurs. Amy ne pouvait pas envisager une queue de patients en train de vouloir la gaver de thé. Un frisson la parcourut. Certes, l’intention était gentille. Nancy hurlerait qu’il était mignon tout plein et autres mièvreries du genre.

Une fois dehors, Amy but son thé, lui demandant par la même occasion pourquoi il n’était pas en uniforme. En congés ? Oh. Hochant la tête, fronça les sourcils. « Je suis souvent au bloc, vous avez eu de la chance. ». Ou l’aide de Nancy qui pouvait avoir accès au planning. Elle avait tout fait pour l’éviter mais elle se doutait bien qu’elle ne pourrait pas le fuir indéfiniment. En parlant de planning, il l’interrogeait sur le sien. Hochant rapidement la tête, elle ouvrit la bouche pour lui répondre mais une ambulance passa devant eux. Oula. « Je pense que oui. ». Il lui offrait une formidable porte de sortie. Elle termina son gobelet et le mit à la poubelle en avançant vers les secouristes. A la mention de « pompier », elle vit Alec la doubler et courir pour aller à l’entrée. Idiot. Il prenait le chemin le plus long... Et puis... Il venait de la laisser tomber là, non ? Fronçant les sourcils, elle utilisa un autre chemin avec son badge et les rejoignit.

On lui expliqua que la victime avait vu un bâtiment s’effondrer sur elle. Ok . Inconscient, fracture... Pas de détresse respiratoire. Elle attrapa le dossier et prit le temps de le lire et de vérifier deux ou trois données. Se penchant sur lui, elle vérifier sa pupille. « On va l’emmener faire une radio ». Elle parlait aux infirmières mais... Alec la gênait. Il était partout, comme une espèce de puce surexcitée. Son sang ne fit qu’un tour. « Oh c’est bon, ça va. Vous allez pas culpabiliser pour votre collègue sur des pseudos sciences de « j’aurais dû être là » ! Il va s’en sortir alors reprenez-vous ! ». Dure ? Oui. Mais à ses yeux, le pompier exagérait vraiment. Les infirmiers commencèrent à pousser le brancard et la jeune femme les précéda jusqu’aux machines à rayon x. Là, on le déshabilla et Amy pu récupérer le cliché. Elle les mit devant la lumière et observa. « Fracture. On va devoir l’opérer. Mary, prévenez le bloc, on le fera ce soir. ». En attendant, elle lui prescrivit un anti-douleur et compléta le dossier pour qu’on puisse lui attribuer une chambre. Elle lui mit un bracelet au poignet, posa une copie du dossier sur le brancard. Les infirmiers partirent avec le patient et elle sortit quelques secondes plus tard en les suivant. Max fut installé dans le service concerné. Ce ne serait pas Amy qui pratiquerait cette opération mais au moins l’urgence était traitée. Elle termina de traiter son admission et laissa l’infirmière en chef s’assurer des derniers efforts administratifs. La jeune femme retourna pour sa part dans le hall. Alec avait disparu. Elle y avait peut-être été un peu fort mais le jeune homme était vraiment idiot parfois. En quoi c’était sa faute si son pote de chambrée avait eu la jambe cassée ?
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