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Amethyst ET Kate Lawson, MEMBRES DU MOIS ! Bonne lecture et have fun <3

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 ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »

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Alec Jameson

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MessageSujet: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Dim 15 Juin - 19:11



« WHEN YOU MEET AN ANGEL »



L’alarme retentit en trombe dans la caserne indiquant un incendie dans l’un des quartiers de la Grosse Pomme : Le Bronx. Ce n’était pas vraiment étonnant, étant donné le nombre de gangs qui y circulaient, les accidents y étaient nombreux, accidents ou faits volontaires d’ailleurs. Sans perdre une seconde, le soldat du feu enfila le nécessaire de son équipement et descendit à toute vitesse, si bien qu’il arriva en même temps que les autres membres de l’équipe dans le camion. Montant côté passager, il écouta les ordres direct de son supérieur hiérarchique (à dire vrai, tout simplement le plus âgé) en qui il avait une confiance aveugle, Max, une sorte de mentor à ses yeux même s’il avait les capacités de gérer une situation d’urgence. Alec n’était pas le genre de type à chercher de se mettre en avant, bien au contraire, malheureusement pour lui la populace avait tendance à le prendre pour le dragueur invétéré et débile qui n’usait que de ses muscles pour séduire tout le monde et qui n’avait strictement rien dans le ciboulot. Dans le fond, Alec les avait laissé penser ça, cela évitait parfois des situations qui pouvaient devenir compliquées.

Pour l’heure, donc, il suivait les instructions de Max et tout se passerait bien. L’incendie avait déjà consumé tout un bâtiment, provoquant le désarroi pour les habitants du lieu qui n’avaient rien demandé à personne. La criminelle ferait son boulot plus tard afin de s’assurer si l’incendie était d’origine tout aussi criminelle ou involontaire, un simple accident domestique. Dans le fond, le jeune pompier ne croyait pas une seule seconde à l’incident involontaire, cela crevait les yeux, à la vue des flammes que ce feu-là était tout sauf anodin. Casque sur la tête, les pompiers descendirent rapidement du camion et commençaient déjà à dérouler le tuyau, puis à l’alimenter à la borne à incendie toute proche. Alec arriva près des flics qui sécurisaient l’endroit. « Est-ce qu’il y a des gens à l’intérieur ? ». Il n’eut pas vraiment l’occasion d’attendre la réponse de l’agent de police car un cri retentit dans l’assemblée. « Ma fille, il y a ma fille ! ». D’un signe de tête, et avec l’accord de Max, il partit en direction du bâtiment, appuyé par ses collègues qui essayaient déjà d’empêcher les flammes de se propager davantage. Alec ne s’y rendit pas seul, accompagné d’une aide supplémentaire, ils étaient habitués à ce genre de situations, tout comme les tentatives de suicides et autres évènements malheureux. Sans perdre un instant de plus, et profitant de la voie dégagée, ils pénétrèrent dans l’immeuble. A en juger par la teneur des flammes, celui-ci avait pris au deuxième étage et avait commencé à se propager aux étages inférieurs. Dans ce genre de situation il était impossible de savoir à l’avance ce qu’ils trouveraient. Ils pourraient très bien trouver un corps carbonisé, ou sans vie, asphyxié par la fumée, ou trouver une victime blessée mais vivante, dans le meilleur des cas, celle-ci était miraculeusement intact, juste terrorisée.

A l’intérieur de l’immeuble, tout faisait peine à voir et l’accès aux étages allaient être compliqué. D’après les informations express de la mère, sa fille devait se trouver au premier, dans sa chambre, elle écoutait souvent de la musique. C’était là les seules informations qu’il avait obtenu en quelques secondes, car il n’y avait jamais une minute à perdre. Tandis que les autres faisaient de leur mieux pour éteindre les flammes, Alec avançait, accompagné d’un autre soldat du feu. Ils gravirent les marches en bêton (heureusement pour eux) et arrivèrent difficilement au premier étage. L’adrénaline circulait dans ses veines et son rythme cardiaque tambourinait à ses tempes, le rendant presque hyper réactif, au moindre bruit et crépitement. Ce qui l’inquiéta, c’était l’effroyable silence, il espérait qu’elle ne soit pas déjà morte, brûlée vive. Esquivant les flammes, ils s’arrêtaient dans leur avancée quand une « explosion » menaçait, mais ils arrivèrent finalement à l’appartement présumé dont la porte était grande ouverte. La chaleur était insoutenable et les gouttes de sueur perlaient sur son front et ses joues, pourtant bien cachées sous son casque de protection. A trois, ils entrèrent, et bien que la description de cette action paraisse longue, ils n’avaient mis en réalité qu’un laps de temps de 10 minutes, voire 15 tout au plus pour y arriver. Quand il fut assuré que la voix était chaude mais libre, il rentra dans la pièce et chercha la chambre, le plafond commençait à tomber en ruine, la situation devenait clairement critique et menaçante de seconde en seconde. Sur le qui vive, Alec et son coéquipier pénétrèrent dans la chambre où le corps inanimé d’une ado de 16 ans jonchait sur le sol. La fumée se répandait méchamment dans l’appartement. Vérifiant son pouls, il fut rassuré en le sentant, faible, mais toujours là. « Elle est vivante, prends-là je vais te dégager la voie ». Il se releva portant délicatement le corps de la jeune adolescente et la mit dans les bras de son coéquipier qui la protégea au mieux. « Il faut faire vite ». Alec s’activa pour les laisser passer, et ils redescendirent les escaliers en 4ème vitesse. On entendait déjà les plaintes s’effondrer, il fallait qu’ils sortent maintenant.  Arrivés au rez-de-chaussée, il ordonna à son collègue de courir, il se trouvait juste derrière lui quand des flammes sortirent de nulle part.

Il avait suffi d’un laps de temps de deux secondes pour que le soldat du feu se croit complètement fichu malgré son équipement de protection. Il fut projeté en arrière et tomba inconscient sur le sol. Heureusement pour lui qu’une équipe restait une équipe, quand son camarade sortit de l’immeuble avec la jeune fille, un autre pénétra à l’intérieur et le tira d’affaire, lui retirant ses vêtements en feu, son casque avait protégé son visage, mais il fallait tout de même passer par la case hôpital.

Alec n’ouvrit les yeux qu’à l’intérieur de l’ambulance, la seconde suivait derrière avec la gamine. Visiblement perdu, il se souvenait être dans l’immeuble en feu, que faisait-il là, que s’était-il seulement passé ? Désabusé, il regardait autour de lui, il avait la nausée ça remuait beaucoup trop. Ils faisaient quoi là ? Il reconnut des visages familiers, au moins un, un membre de l’équipe des secouristes de la brigade 55, mais il sentait surtout la douleur. Ses bras chauffaient comme jamais. « Où est-ce que… Et la gamine ? Et…». Le secouriste lui répondit. « Hé, ça va, t’inquiètes pas, on t’emmène dans le Grand Blanc ».
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Amethyst Nightingale

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 15:50

WHEN YOU MEET A DEVIL





Ce jour là, Amy courrait dans tous les sens. Loin de lui déplaire, elle virevoltait entre les consultations, les opérations, et ne voyait absolument pas le temps passer. Elle n’avait pas dormi, étant restée à l’hôpital toute la nuit. Le service des urgences était passionnant. Il y avait toujours quelqu’un qui venait avec un problème, ce qui pour la jeune femme était une aubaine. Alors qu’elle finissait de recoudre la plaie d’un petit garçon qui s’était coupé avec un couteau. « Voilà, c’est bien tu es très courageux dis-donc ! ». Désinfectant encore une fois la plaie, elle lui fit un bandage. « Alors, écoute moi c’est très important. Il faudra demander à ta maman de désinfecter ça tous les soirs avant de te coucher mais aussi le matin avant d’aller à l’école. Elle te fera un nouveau bandage qu’il ne faudra pas mouiller. Tu as compris bonhomme ? ». Il hocha la tête et regarda sa mère avant de lui répéter toutes les instructions. Amy rit et passa une main affectueuse dans ses cheveux. « Et parce que tu as été très fort, tu as le droit à une sucette ! ». Elle lui tendit le bonbon qu’il attrapa avidement. Autant avec les hommes elle n’était pas sociable, autant avec les enfants elle n’avait aucun problème relationnel. Prenant le temps d’écrire une ordonnance, elle la tendit à la mère. « Pour la consultation, il faudra voir avec l’accueil. Donnez-leur ça. » Elle lui tendit une feuille et la salua avec un sourire avant de sortir.

Une fois dans le couloir, elle avança vers une infirmière qui travaillait là. Nancy. C’était une femme d’âge mur qui avait très bien accueilli l’anglaise. Cette dernière savait déjà qu’elle allait lui dire d’aller dormir une heure en salle de repos. Bingo. Il ne fallut pas très longtemps pour qu’elle vienne la gronder. Oui mais Amy avait besoin de faire ses preuves ! C’était tout de même sa vie qu’elle jouait ici... Elle avait commis une erreur à Londres et maintenant qu’on lui donnait cette chance, elle ne voulait surtout pas la rater ! Hochant la tête, forcée de capituler devant tant d’obstination, elle prit le chemin quand un brancard arrive avec une équipe de secouristes autour.

Que faire ? Pas le temps de tergiverser, elle profita que l’infirmière soit occupée pour avancer vers le groupe et se renseigner sur l’état de ce nouveau patient. « Bonjour, pouvez-vous me donner les informations s’il vous plaît ? ». Un homme lui parla « Il s’agit d’Alec Jameson, il est pompier. Il était en train d’intervenir quand il y a eu un retour de flammes. Il a perdu connaissance. Tension normale. Pas de plaie ouvertes observées... ». Amy vérifia que ses pupilles réagissaient bien à la lumière. « Il a repris connaissance quand ? ». L’autre l’informa qu’il s’était réveillé dans l’ambulance. Ok. « Monsieur Jameson vous êtes à l’hôpital. Je suis le Dr Nightingale, restez calme nous allons vous soigner ». Petit discours qu’elle débitait par coeur à présent. Ceci dit, elle était inquiète. « Il faut lui faire des examens pour vérifier qu’il n’a aucune hémorragie interne ou traumatisme ». Elle s’était adressé à un infirmier qui les avait rejoint. « Bien ». Ils emmenèrent le chariot jusqu’à la salle d’examen. A partir de là, ce fut un nouveau balet. On défit la combinaison et on mit l’appareil en marche. Amy observa les clichés. « C’est bon il n’y a aucun dommage interne. A priori il n’a que quelques brûlures ».

Ils l’emmenèrent dans une chambre dans un autre service et on s’occupa de son entrée. Lorsque toutes les informations furent recueillies, Amy put enfin l’examiner dans une salle d’opération. Aidée de deux infirmiers, elle leur demanda de le basculer sur une table spéciale. Avec précaution, elle mouilla l’homme toujours habillé pour soulager les brûlures. Puis, lentement, ils commencèrent à lui retirer la combinaison mais endroits étaient totalement fondus sur la peau. « Coupez ». Tous munis de ciseaux, ils le libérèrent alors qu’Amy le laissait toujours sous une eau tiède. « A priori, c’est du premier degré. Regardez si vous voyez des phlyctènes ». Concentrée, ils scrutaient et un infirmier attira son attention sur son poignet. Se penchant au dessus du patient, elle vint observer. « Ok on a un second degré superficiel sur la main. Vous en voyez d’autres ? ». Mais non. L’eau devait le soulager un peu mais la douleur restait sûrement présente. Amy prit le partit de lui injecter de la morphine pour le soulager. Elle trouva une zone saine pour lui faire la perfusion. « Surtout ne pliez pas le bras ». Ils attendirent que le produit agisse pour lui retirer les morceaux collés à sa peau. La chair à vif, elle dût pourtant désinfecter. Elle le fit avec le plus de professionnalisme possible. « Il faudra surveiller qu’il n’a pas d’autres brûlures au second degré et veiller à désinfecter celle à sa main régulièrement. ». Ils hochèrent la tête. Elle termina les soins et on l’amena dans une chambre où il put se reposer.

Deux jours plus tard, Amy passa le voir. Moins fatiguée parce qu’elle avait pu se reposer depuis, elle approcha du lit pour lire les notes. Apparemment, il n’y avait pas eu de complications. Elle s’aperçut alors que son patient était réveillé. « Bonjour M. Jameson. Comment allez-vous ce matin ? Pas de douleur particulière ? ». Normalement, il était toujours sous morphine. Sa main avait un joli bandage qu’elle devait lui refaire à présent. « Je viens refaire le bandage. Et il faut que je vérifie que vous n’avez pas d’autres brulures du second degré ». Elle remplit un petit encart indiquant qu’elle était venue faire une visite. Elle le reposa pour passer aux soins. Lentement, elle défit le bandage. La cloque n’était pas percée et bien visible. Mais il n’y avait pas d’infection. Elle la nettoya et lui mit une crème pour aider sa peau à se régénérer avant d’inspecter son bras. Non. Tout le reste n’était que du premier degré. « C’est la seule mais vous ne pourrez pas travailler tout de suite. Il faut attendre que votre main cicatrise. Je pense que vous aurez un bon mois d’arrêt. ».
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Alec Jameson

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 18:44



« SHE WAS AMAZING. »



Le brancard avait traversé les portes blanches de l’hôpital dans un bruit sourd. L’infirmière qui s’était inquiété de l’état de santé d’Amethyst avait repris ses occupations, sans se rendre compte alors que l’un de ses « petits protégé » venait d’arriver, blessé au sein de l’hôpital. L’agitation environnante n’aidait pas le pompier à reprendre convenablement ses esprits. Les secouristes qui parlaient, suivi du brouhaha des urgences lui donnaient mal à la tête. La gamine sauvée était dirigée dans un autre service, elle s’était elle aussi réveillée et allait s’en sortir mais Alec n’était pas en état de s’en inquiéter maintenant, tant les brûlures lui donnaient l’impression qu’il allait en perdre ses bras. Observant d’un œil hagard le secouriste expliquer ce qu’il s’était passé à une jeune femme en blouse blanche, le soldat du feu essayait tant bien que mal de comprendre, mais il était totalement dépassé par les évènements. Quand Amy fut finalement dans son champ de vision, Alec crut voir un ange, à demi ébloui par les lumières blafardes du lieu, tandis que son brancard bougeait à nouveau, lui donnant encore une fois la nausée. Rester calme… Il n’y avait pas de souci à se faire là-dessus il était trop préoccupé par son mal de tête et ses signaux neurologiques de douleur pour essayer de se débattre malgré sa trouille bleu des hôpitaux.

Amené dans la salle d’examen, il découvrit pour la première fois ce qu’était un scanner, bien que sa sœur ait souvent eu besoin de se trouver dessous, il n’avait jamais eu l’occasion de s’y trouver lui-même, et donc de savoir quel effet cela faisait. Immobile, il en profita pour fermer les yeux, au moins il n’avait pas la nausée ici. Malheureusement pour lui, cela ne dura pas très longtemps, car à peine les examens terminés il fut emmené ailleurs. Alec fut encore une fois sage, donnant les quelques informations qu’il arrivait à sortir de sa bouche, il s’inquiétait pour Eden, sa sœur, elle allait se faire un sang d’encre s’il ne venait pas la voir. « Il faudra que je sorte, j’ai un rendez-vous important… ». Mais on ne l’écouta pas, et il fut, encore habillé, emmené dans une salle d’opération. Là la panique commença à s’insinuer dans ses veines même si l’horrible sensation de brûlure l’empêchait de vouloir se mouvoir, il ignorait l’étendue des dégâts. Les bras tremblant sous la douleur, Alec les observait en silence tourner autour de lui et s’agiter, il revit la jeune femme qui l’avait intrigué, tant elle semblait sortir d’un rêve. Elle était belle. Une fine silhouette et un visage d’ange malgré la présence d’une certaine dureté dans ses traits. Le jeune homme n’eut pas le temps de s’y attarder car sa combinaison s’envolait déjà en miette et certains endroits lui arrachèrent un gémissement étouffé, dents serrées. Certains morceaux s’étaient collés et mêlés à la peau. Respirant vite, Alec comprit ce qu’était une brûlure infligée par des flammes vives. L’effet était loin d’être plaisant. Bientôt, il sentit l’eau tiède mais ça n’atténuait la sensation de brûlure que pendant quelques secondes, tout au plus. Comme essoufflé, il continuait de serrer les dents, en vain, la situation de brûlure ne partait pas, et écouter les paroles de la jeune femme n’aidait pas à le rassurer. Se sentant ausculté de toute part, comme victime de voyeurisme, Alec restait pourtant immobile, seuls ses bras tremblaient toujours. Ce retour de flammes n’aurait jamais dû avoir lieu, il avait pourtant fait attention.

Soudain, la jeune femme en blouse blanche se pencha au-dessus de lui, ça aurait pu être une vue intéressante s’il ne s’était pas cru mourir. Il n’eut toutefois pas encore l’occasion de s’attarder sur cette vision non plus, car elle eut la volonté de lui mettre une perfusion, ce n’était pas bon signe, la perfusion signait sa nuit ici. L’observant comme pour dire que ce n’était pas une bonne idée, il n’eut pas le choix et se résigna. Ne pas plier le bras, ce ne serait pas dur il avait trop mal pour ça. Sage comme une image, il voulut voir ce que cela donnait pour ses bras mais la morphine agissait déjà. « Je vais les perdre ? ». Oui, malgré l’eau tiède, la douleur cognait dans ses veines comme jamais, et il craignait de perdre ses bras. Il sombra dans l’inconscience peu de temps après ça, vu la dose administrée, c’était mieux, car se faire retirer des morceaux de tissus sur une peau déjà à vif, ce n’était pas plaisant…

Quand il fut amené dans sa chambre, Alec se reposait déjà. Il ne rouvrit les yeux que bien plus tard dans la soirée, en chemise blanche à motif bleus hideux, et surtout nu comme un vers juste en dessous. Il n’y avait que sa main et certaines parties de ses bras qui étaient couverts. La douleur avait disparu et l’inquiétude avec lorsqu’il se vit toujours avec ses deux bras, bien entier. Sous morphine, ses sens étaient plus ou moins annihilés, il fonctionnait au ralenti. Nancy, l’infirmière d’âge mûr, arriva avec son léger repas du soir. « Mon Dieu, quand ils m’ont dit que tu étais là ! ». Alec papillonna des yeux et s’en suivit une heure de discussions, de conseils et surtout de deals « Je rassurerais Eden ne t’en fais pas, je vais même y aller de ce pas. En attendant repose-toi et n’essaye même pas de sortir tes fesses de cette chambre, entendue ? ». Le pompier opina du chef, sourit, puis se rendormit aussitôt.

Deux jours plus tard, Alec était bien éveillé et toujours sous morphine, à certains moment la douleur réapparaissait et il se rendait compte de sa chance, mais à d’autres c’était la véritable fiesta, il se sentait comme s’il n’avait rien. Quand Amy rentra dans la pièce ce jour-là, le cœur d’Alec fit une embardée qu’il ne comprit pas sur l’instant. Le visage dur mais angélique de l’autre jour. « Bonjour » qu’il répondit un peu distraitement. « Pour l’instant non, ça dépend des moments, merci. ». Il leva les yeux vers elle, sans se montrer malpoli. Quand elle expliqua ce qu’elle était venue faire, Alec acquiesça gentiment. « D’accord. ». Puis un léger silence arriva dans la pièce, avant que le pompier ne reprenne la parole. « Dites… A tout hasard est-ce que vous auriez des nouvelles de la jeune adolescente qui était inanimée dans l’immeuble en flammes ? ». Oui, on ne lui avait pas dit si elle allait bien. « Je voudrais juste savoir si elle va bien… ».

Se laissant inspecté, il grimaça en voyant les cloques sur sa main et au niveau de son poignet. Il fut surpris d’une telle réaction. Elle inspecta ensuite le reste de son bras, celui-ci était rouge par endroits, mais le plus rouge était au niveau de l’épaule. Le bras gauche avait eu plus de chances, moins atteint par les flammes mais il était tout de même rouge à certains endroits. Quand il entendit un mois d’arrêt il écarquilla les yeux. « Autant ? Wow…J’imagine que mes camarades ne vont pas être ravis de l’apprendre… ». Pinçant les lèvres comme un gosse, il reprit son sérieux et hocha la tête. « Combien de temps ici ? ». Oui, il devait voir Eden. « Oh et merci pour tout… ». Il esquissa un petit sourire.
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Amethyst Nightingale

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 18:49

YOU’RE LUCKY I CARE ABOUT YOU





Durant les soins, Amy n’avait pas vraiment fait attention au regard du jeune homme sur elle. A ce moment là, elle n’avait qu’un seul objectif : soigner au plus vite son patient. Les brûlures étaient douloureuses mais avant de s’en occuper elle tenait à vérifier qu’ils ne feraient pas face à une hémorragie interne. Si cela avait été le cas, elle aurait dû le faire entrer en comas artificiel afin qu’il puisse et subir une intervention et guérir de ses brûlures. Les circonstances de l’accident ne l’intéressaient que peu. Manifestement, il était un pompier qui avait connu un retour de flammes, c’était bien les seules informations dont elle avait besoin pour mener à bien son travail. Alors qu’il subissait les examens, il parla d’un rendez-vous. Amy fronça les sourcils et annonça la sentence. « Vous ne pourrez pas vous rendre à votre rendez-vous, vous allez être hospitalisé ici pour plusieurs jours. ». Elle n’annonçait pas que de jours ils parlaient en fait de semaines. Elle avait besoin d’un patient optimiste. Des brûlures de ces degrés là, elle en avait déjà vu et avait étudié le traitement. Elle ne se sentait donc pas désemparée par la situation.

Heureusement, son patient non plus. Il se montra particulièrement docile, ce qui permit à l’équipe médicale d’agir vite. Jugeant qu’il valait mieux lui donner un anti-douleur, elle lui posa l’aiguille dans le creux du bras. Cela devrait le soulager suffisamment mais elle précisa également qu’il faudrait peut-être augmenter la dose. Seulement, elle y mit un plafond car la morphine avait ce sérieux inconvénient de créer une dépendance. Or, elle ne voulait surtout pas rendre un soldat du feu addict à cette molécule. La question, Amy l’entendit mais ils étaient occupés à retirer cette combinaison. Ce fut entre deux découpages qu’elle lui répondit. « Non. Je m’inquiète seulement pour votre main ». La cloque sur celle-ci était déjà bien visible. Cette brûlure au second degré demanderait une grande vigilance. Elle indiqua aux infirmiers de le surveiller toutes les heures les premières 48h afin de s’assurer qu’il n’y aurait aucune infection entraînant une gangrène et une amputation en seule option possible pour réparer les dégâts. Elle n’attendit pas qu’il s’inquiète pour le shooter suffisamment afin qu’ils puissent procéder au retrait du tissus fondu.

S’étonnant de n’avoir aucun retour du service où était hospitalisé le pompier, Amy se rendit dans le service dès son arrivée. Elle avait déjà enfilé sa blouse et avait pris son petit déjeuner sur le chemin menant à la chambre du jeune homme. Dans son environnement professionnel, la jeune femme pensait différemment. Ses patients, bien qu’humains, représentaient des cas pour elle. Il fallait mettre l’affect de côté et en même temps le conserver pour rassurer ceux qu’il n’étaient que rarement confronté à cet environnement aseptisé. Aussi, quand elle le salua, elle procéda directement aux questions qui l’intéressaient. Et la première réponse ne lui plût pas. « Vous l’avez signalé aux infirmiers, ça ? ». Oui parce que sur son relevé, il recevait la même petite dose de morphine que le jour de son admission. Nancy ne travaillait pas là donc elle n’était pas en faute. Il fallait vraiment tout faire soi-même ici... Un peu agacée, elle sortit de la chambre comme ça, sans dire un mot et alla trouver le bureau des infirmières. « Excusez-moi, je viens de parler à M. Jameson qui m’annonce avoir des douleurs fluctuantes. Il me semblait que mes instructions étaient claires. Pourquoi sa morphine n’a pas été augmenté ? Vous aviez de la marge, quand même. ». Celles-ci l’observèrent, mi-blasée, mi-apeurée. « Je vous demanderai de veiller particulièrement sur ce patient, il a quand même une brûlure au second degré à sa main. Où rangez-vous la morphine ? ». Une infirmière se leva prestement, manifestement consciente tout d’un coup de son erreur et lui montra le placard. Amy fouilla et prit une dose plus forte. « De même, je vous remercie de me fournir un rapport tous les jours de son état. Et de veiller à changer ses bandages, c’est votre travail, pas le mien ! ».

Une fois les remontrances faites, elle revint dans la chambre et elle lui changea la perfusion. « Ce sera un peu plus fort, la douleur devrait disparaître. Mais si ça revient, prévenez les infirmières, elles ont eu mes instructions. ». Là, une fois qu’elle fut sûre qu’il n’avait pas mal, elle lui changea elle-même le bandage. Concentrée, elle faisait attention à ne pas abîmer la cloque quand il lui posa une question. Forcément. Les patients faisaient toujours ça. Des questions. Heureusement que sur la table d’opération ils ne s’amusaient pas à ça, autrement il y aurait beaucoup de morts. « Non, je n’en ai pas. Je ne me suis pas occupée d’elle. » Un peu sèche ? Sûrement. Ce n’était pas par méchanceté mais s’il fallait qu’elle court après un patient qui n’était pas l’un des siens, elle ne s’en sortirait pas. « Désolée ». Désinfectant sa main, elle lui remit un bandage pour protéger cette cloque. Ensuite, elle passa aux autres brûlures sur son bras gauche. Un baume fut déposer pour soulager l’épiderme et favoriser la cicatrisation. « Oui, vous ne pourrez pas travailler tout de suite avec votre main dans cet état. Et il faut qu’elle soit complètement cicatrisée. Ils ne seront peut-être pas ravis mais au moins vous leur serez toujours utile. Plus utile qu’amputé ou mort. » Logique quand tu nous tiens. Elle faisait attention et ses gestes étaient précis mais doux. « Un mois. Au minimum ». Puis quand il la remercia, elle releva la tête pour l’observer. « De rien. »
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Alec Jameson

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 18:56



« I’M SURE I AM »



Quelques jours. On lui avait pourtant bien dit quelques jours lorsqu’il avait précisé devoir aller à son rendez-vous, mais il avait oublié entre temps… En salle d’opération, ce ne fut pas mieux, on lui dit s’inquiéter pour sa main. « Qu… ». Pas le temps de dire plus, il tomba inconscient, la tête contre la table d’opération. Pas le temps de s’inquiéter ou de paniquer comme ça. Il ne vit rien de plus des soins de ses brûlures, ni ne vit la cloque hideuse sur sa main qui prenait une bonne partie, la rendant difforme.

Alec s’était réveillé quelques heures plus tard dans une chambre blanche, seul, et ne se souvenait déjà plus de qu’il s’était dit avant l’opération, la morphine faisait grand effet, mais pas assez pour calmer la douleur H24. Nancy avait pris soin de lui amener son maigre repas la veille, avec la morphine il valait mieux ne pas abuser ou c’était l’arrosage assuré, les maux d’estomacs etc… Alec et Nancy la première ne voulait pas avoir à traverser ce genre de situation gênante. Quand elle était finalement sortie, il avait dormi d'une traite presque toute la nuit, car toutes les heures, normalement, ils étaient censés vérifier sa main, mais ça il l’ignorait, il ne vit qu’un infirmier passer toutes les trois heures. 48heures plus tard, Amy rentra dans la pièce pour le plus grand bonheur muet du jeune pompier, il y avait vraiment quelque chose chez elle… D’intrigant. L’observant sans arrière pensée, il répondit à ses questions, et hocha la tête en signe d’acquiescement. « Oui, je l’ai signalé aux rares que j’ai vu », il en avait d’ailleurs les traits fatigués et des cernes à faire tomber un mort sous terre. Et voilà qu’elle quitta les lieux, partant comme une fusée alors qu’elle n’était là que depuis quelques secondes. Restant sage comme une image, il… Attendit. Bon. Pas de télé, pas de magazine, rien d’autre que le silence et une main possiblement amputable comme compagnie. Glauque.

Il n’eut toutefois pas à attendre bien longtemps, car la jeune femme revint comme si de rien était avec une dose plus forte de morphine. Ils attendirent que cela fasse effet, ce qui ne tarda pas, et elle entreprit de changer le bandage de sa main et d’inspecter les autres moins graves. « D’accord… Merci ». Il secoua la tête, plus fort oui en effet, mais la douleur était inexistante. Alec demanda alors pour l’adolescente qu’ils avaient tirée d’affaire, était-elle en vie ? Il n’obtint rien, malheureusement, de la part d’Amy, elle n’avait pas d’informations. Penchant la tête sur le côté, il semblait déçu. « Oh, ça ne fait rien… ». Ainsi placé sous morphine, le désinfectant lui donna l’impression de n’être que de l’eau, alors que sans antidouleur, cela aurait ressemblé à un massacre à la tronçonneuse. Il demeura silencieux jusqu’à ce qu’elle ne lui annonce devoir rester un mois sans rien faire, en arrêt. La réponse qui suivit sa réflexion sur l’appréciation de ses camarades valait, elle, le détour. En entendant le mort « mort », ou « amputation », il perdit immédiatement le peu de sourire qu’il avait et était devenu livide. « Amputé… ? ». Pas rassuré, il sembla se fermer comme une huître soudainement, inquiet. Il ne sortirait de sa léthargie qu’au moment de la remercier, mais pour l’heure… Il était resté tétanisé. « Et il y a toujours un risque ou… ? Et un mois ici ? Je… Pourrai naviguer un peu dans les couloirs, ou… Pas du tout ? ». Il devait voir Eden, elle risquait de mourir d’un jour à l’autre, il ne pouvait pas se permettre d’être loin d’elle.

Quand il eut réponses à ses questions, Nancy arriva.

« Oh, je ne savais pas que tu étais là Amy, pardon. ». Elle rentra tout de même. « Je venais apporter des nouvelles de l’adolescente à Alec, je vois que tu l’as rencontré, merci d’en avoir pris soin pour moi. ». Elle sourit et se rapprocha du lit. « Comment va-t-il ? ».

Si Nancy semblait arriver à point nommé, Alec était toujours peu rassuré. Un mois minimum, ici… Gloups. Il ne s’en remettrait pas, et sa main… ?

« Ils auraient dû surveiller plus de fois ! ». Et voilà il paniquait. Nancy roula des yeux. « Alec, sweetie, tu ne vas pas mourir, tu vas parfaitement bien voyons… ». Mais le pompier lui, ne voulait pas perdre sa main. Non !
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Amethyst Nightingale

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 18:57

GOOD. THEN STOP CRYING LIKE A BABY.





En plus, il l’avait signalé. Amy ne perdit donc pas de temps et partit faire son scandale dans la salle de repos. C’était tout bonnement inadmissible que l’on puisse laisser un homme souffrir juste parce qu’on préférait se raconter ses vacances ou autres potins sans intérêt. Son patient était épuisé, il avait besoin de se reposer pour que sa peau se régénère. Loin de se douter qu’elle produisait un effet sur le pompier, le médecin faisait son travail. Moment dont il profita pour lui demander les nouvelles de la petite victime. Malheureusement, elle n’en avait aucune idée et à l’instant ça lui importait peu. Ce serait sa fiancée, sa soeur ou sa mère, elle aurait fait un effort mais là, il pouvait sûrement attendre que l’un de ses collègues ne viennent le faire lui-même. « Vous pourrez demander à vos collègues, ils vont rendront sûrement visite, non ? ». Mais cela ne lui suffit pas. Alec voulait savoir combien de temps il serait arrêté et la réponse de la jeune femme ne sembla pas trop lui plaire. Alors elle décida de lui montrer à quel point c’était sérieux en lui expliquant les risques. Actuellement, il n’était pas encore sorti d’affaire, loin de là. Hochant la tête pour appuyer ses mots, elle le vit devenir pâle.

Pour autant, elle ne lui cacha pas la vérité. Les soldats du feu savaient bien les risques du feu. Il avait peut-être déjà perdu des collègues, entendu des histoires de greffes ou pire... Alors à quoi bon lui mentir ? « C’est pour cela que j’ai demandé à ce que vous soyez désinfecté toutes les heures. Tant que ça ne cicatrise pas, il y a un risque oui. Quant à naviguer dans les couloirs, je n’y vois aucun problème mais pour le moment je vous le déconseille. Il faut que votre peau se desquame là où vous êtes brûlé au premier degré. ». Comme elle n’était pas au courant pour sa soeur, elle ne pouvait pas non plus lui proposer de les mettre dans la même chambre. Après tout, les deux devait éviter les infections alors...

Ce fut à ce moment là que Nancy débarqua dans la chambre. Surprise, Amy la fixa, interloquée. Ce n’était pas son secteur ici. « Hey ! Moi non plus... Ce n’est pas ton secteur ici. » Et vu comment elle parla à son patient, la jeune femme comprit que Nancy le connaissait. « Je n’avais aucun rapport, je me suis inquiétée et j’ai bien fait manifestement ». Le ton froid et tranchant ne dissimulait pas son agacement. « Bien sûr, je ne t’accuse pas Nancy. Mais je ne te cache pas que je suis allée leur rappeler que leurs potins de vacances ne devaient pas prendre le pas sur leur métier. Laisser souffrir un patient n’est pas tolérable ». Puis elle baissa la tête vers son patient. « Bien je crois. J’étais en train de lui expliquer qu’il pourrait se promener dans les couloirs seulement quand ses brûlures seront un minimum cicatrisée. Autrement il n’y a pas signe d’infection, ce qui est parfait. Je veux juste que l’on veille à ce que sa main soit régulièrement désinfectée. Tu crois que tu pourrais t’en assurer ? ». Ce fut à ce moment qu’Alec intervint pour expliquer la faute des infirmières. Amy écarquilla les yeux. Il avait sérieusement peur ? Il l’avait limite vexée là... Elle était quand même un très bon futur médecin. Du moins, on lui reconnaissait cette valeur ici. Nancy le réprimanda. Ah oui... Tous les hommes étaient bien des bébés à l’hôpital. Ils pleuraient vite pour un bobo. « Bien sûr que non. La mort à votre niveau ne représente que 1% des cas. Et si on doit vous amputer votre main parce que mes collègues n’ont pas fait leur boulot, je m’assurerai personnellement que vous ayez la meilleure prothèse que l’on fait à ce jour. ». C’était une blague. Mais il ne saisirait peut-être pas cet humour bien anglais. C’est là que Nancy évoqua Eden. Amy s’interrogea mais elle eut bien vite la réponse. Elle lui expliqua que sa soeur était dans un autre service et qu’il voudrait certainement la voir. « Oh... Je pense que nous pouvons demander à ce qu’il soit transférer dans la même chambre qu’elle ? Je préfère le garder en observation trois jours supplémentaires, une fois tout risque d’infection écarté, je n’y vois aucun inconvénient. ». Elle fit une pause. « Nancy, tu me donneras les papiers à ce moment là ? ». Une fois qu’elles furent d’accord, la jeune femme repartir écrire sur son bloc tout ce qu’elle avait fait avec une grande précision.
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Alec Jameson

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 19:07



« OKAY I’LL DO ANYTHING YOU SAY. »



Alec devait se résoudre à rester ici, et ça n’allait pas pour lui plaire. Paniqué et livide, il ne cessait d’avoir peur et de craindre le pire, non pas qu’il n’avait pas confiance en son médecin mais… Nancy se pencha pour murmurer à Amy « Il a une peur bleue des hôpitaux. ». Oui, ça expliquait pas mal de choses, si bien que le pompier ne la vit même pas faire, sinon il se serait sûrement demandé ce que c’était que ces messes basses. Le jeune homme finit par acquiescer à tout, il se résignait à rester sage. Ce ne fut que lorsque Nancy évoqua sa sœur qu’il crut s’étouffer, c’était un secret, ils ne devaient pas savoir, personne. Toutefois, son agacement s’envola rapidement quand Amy évoqua la possibilité de partager la même chambre que sa sœur. « Vous pouvez vraiment faire ça ? ». Ses yeux s’étaient agrandis et brillaient presque de joie, la morphine aidant beaucoup à rendre les yeux mouillés, ou globuleux… Au choix. Nancy n’avait pas aimé apprendre que ses collègues n’avaient pas veillé sur son petit Alec. Elle opina du chef « Je m’occuperais de lui ne t’inquiètes pas, je sais comment le retenir dans une chambre, mets-lui une série télé et il ne pense plus à rien si ce n’est sa sœur. ». Alec fronça les sourcils. « Je t’ai entendu. ». Pour toute réponse, Nancy rit, elle était une bonne vivante. « Je sais trésor, mais tu es sous morphine dans deux heures tu ne te souviendras même pas de cette conversation, du moins pas les détails importants. Je t’amènerais les papiers dans trois jours Amy, ne t’en fais pas. ». Elle adressa un clin d’œil amicale à l’anglaise et lui conseilla de s’éclipser pour vaquer à ses occupations, la journée pourrait être rude. « Va, tu as sûrement d’autres patients à voir, Alec est un amour quand il n’est pas sous morphine. ». Oui, elle essayait déjà de tâter le terrain par le biais de sous-entendu, l’humour anglais n’ayant clairement pas marché, Alec avait failli défaillir en dix secondes. « Il a saisi le message. Ceci dit, veiller à ce que la prothèse soit efficace et la meilleure, c’est tout honorable à toi. ». Alec crut défaillir une seconde fois alors que la blague, elle, était passée depuis déjà plusieurs minutes au moment où Nancy y remit son grain de sel. Quand Amy quitterait la pièce, elle n’entendrait qu’un « Just kidding, just kidding… » en bruit de fond et un « merci docteur ! », lancés à la volée.

Les trois journées furent longue et pénibles pour Alec, il demanda une augmentation de sa dose de morphine, la douleur avait fini par s’habituer à la dose précédente et n’était plus suffisante. Si au début le jeune homme semblait en pleine forme malgré ce qu’il lui était arrivé, les choses étaient retombées depuis la veille du troisième jour et il était constamment fatigué, si bien qu’il ne voyait même plus Nancy venir changer le bandage et désinfecter toutes les heures. Dormant la majeure partie du temps, il n’avalait pas grand-chose et se sentait plutôt faiblard, ce que Nancy ne manqua pas de signaler dans le dossier ainsi qu’à Amy dès qu’il lui en fut possible. Alec était censé pouvoir dormir dans la même chambre que sa sœur le lendemain, voire le soir même, et il s’était raccroché à cette idée. Eden elle-même devenait intenable malgré son cas qui devenait critique de jours en jours, elle maudissait son frère de s’être mis dans la panade de cette façon. En réalité, Eden était surtout inquiète malgré les mots rassurants de l’infirmière, son frère n’avait quasiment jamais été blessé, des égratignures, certes, des bleus aussi ou quelques ecchymoses plus importantes mais rien d’autre, rien de plus « grave ». Le savoir dans une chambre d’hôpital, seul, la rendait folle, elle savait combien il détestait ça.

Nancy laissa passer la matinée, s’occupant de son protégé et des autres patients dont elle avait la charge sur certaines choses. Elle attendait de voir, de toute façon, elle avait fait un rapport à Amy qui ne tarderait sûrement pas à venir voir. Papiers préparés, l’infirmière les posa sur la petite table roulante de la chambre d’Alec si jamais Amy en avait besoin. Pendant ce temps, Alec, lui, dormait paisiblement, toujours sous morphine. Rester allongé sur le dos ne lui posait donc pas de soucis pour le moment, mais éveillé c’était une autre histoire, il aimerait pouvoir dormir de profil ou tout simplement se dégourdir les jambes malgré sa chemise horrible et ses fesses à l’air. Pour l’heure, il n’y pensait pas, sagement endormi. Une véritable belle aux bois dormant…
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Amethyst Nightingale

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 19:08

YOU’D BETTER






Amy le voyait craindre le pire alors qu’il était sorti d’affaire. Enfin, un confrère l’aurait considéré comme tel mais elle voulait tellement être sûre qu’elle préféra prendre la décision de prolonger l’observation de trois jours. Nancy se pencha vers elle pour lui confier que son patient avait peur des hôpitaux. Mouais. « Et alors ? Je ne vais pas le tuer... Du moins pas encore... ». Un peu vexée quand même elle ne lui accorder pas d’importance. Du moins pas comme l’infirmière semblait le souhaiter. La conversation dériva sur la présence d’une soeur. Apparemment, c’était important pour son patient de la voir alors quand il lui demanda de confirmer, elle hocha la tête. « Bien sûr, je suis médecin, je suis donc en mesure de faire ce genre de demande ». Enfin... Presque. Techniquement, elle n’était que résidente. Pas encore titulaire, pas encore spécialisée totalement. Les urgences lui plaisaient mais la cardiologie et la neurologie aussi. Et les urgences, même si elle savait qu’elle aurait des gardes, c’était fascinant. On était confronté à des tas de situations différentes. Vous sortiez d’un petit bobo que vous vous retrouviez avec une personne ayant une jambe sectionnée ! Oui, pour elle, c’était vraiment passionnant. A voir ses yeux brillants, ses paroles semblaient le rendre heureux. Ou bien était-ce la morphine ?

« Le retenir dans une chambres ? ». Génial. En plus il pouvait se carapater à n’importe quel moment. Elle soupira. « Ok, je te le laisse. Je n’aurai pas le temps de lui courir après. ». Pour la TV, elle y consentit. Il ne lui avait même pas donné la télévision mais vraiment ils étaient des bras cassés dans ce service ! Esquissant un sourire alors que Nancy disait à M. Jameson qu’il ne se souviendrait de rien, elle hocha la tête et accepta de s’éclipser. « Je ne sais pas mais dans trois jours je changerai l’anti-douleur. Je n’aime pas que mes patients soient trop longtemps sous morphine. ». Autant dire qu’elle n’avait pas vraiment réagi en faveur du jeune homme. Les hommes ne l’intéressaient plus et ça l’infirmière le savait. Amy lui avait déjà confié son histoire et cette mère poule l’avait consolé. Maintenant, elle se donnait corps et âme dans son travail et ce ne serait pas un pompier qui allait commencé à lui faire tourner la tête. Sortant de la chambre, elle les entendit vaguement et repartit dans le hall. Une femme venait de se sectionner un doigt avec une tondeuse. Vraiment, parfois les gens ne faisaient vraiment pas attention !

Trois jours plus tard, elle consultait le rapport qu’elle avait trouvé dans son casier. Le soldat du feu avait demandé plus de morphine. Etait-ce vraiment la douleur ou son corps qui s’accoutumait déjà ? Fronçant les sourcils, elle réfléchissait. Elle avait décidé de lui changer la molécule. Aussi elle griffona le nom d’un autre anti-douleur. Surtout qu’il se sentait faible. C’était donc à son sens que son corps réclamait plus de drogue alors que ça lui faisait plus vraiment d’effet. Bien sûr, Nancy lui avait mis une poche pour qu’il puisse recevoir quand même des glucides mais ça ne lui convenait pas du tout. Il devait manger. Elle allait donc lui faire un odieux chantage pour qu’il s’exécute sans discuter. « Rise and shine, bonjour M. Jameson ». C’est pleine d’énergie qu’elle entra dans la chambre et vint ouvrir les rideaux. La lumière du soleil vint illuminer la chambre.

En se retournant, elle vit les papiers et le plateau du petit déjeuner qui n’avait même pas été touché. Alors là... Il n’allait pas s’en sortir. « Il faut manger M. Jameson. Autrement je ne pourrai pas vous transférer dans le service de votre soeur. ». Et voilà. L’odieux chantage était fait. Rapprochant le plateau de lui, elle s’assit à côté car elle comptait bien vérifier qu’il mange bien et qu’il n’allait pas balancer des trucs dans les toilettes ou le lavabo. « Et c’est non négociable. ». D’ailleurs, elle pensa soudainement qu’il fallait changer la poche. Elle appuya sur le bouton et quand une infirmière entra elle lui demanda un autre anti-douleur et précisa que le besoin était immédiat. On lui ramena dans la minute qui suivit. Elle lui retira donc la morphine. « Fini la morphine, votre corps commençait à y réagir de manière trop importante pour que je vous la laisse. ». Une fois le nouveau en place elle vérifia qu’il mangeait bien. « C’est une autre molécule, un peu moins forte mais je pense que vous avez passé le pire... ». Autrement dit, il ne mourrait pas ni ne se ferait amputer. Bonne nouvelle non ?
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Alec Jameson

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 19:16



« IF WE SHARE A DRINK THEN YES. »



Nancy avait ri en entendant Amy prétendre qu’elle ne le tuerait pas encore, pour l’infirmière c’était là une première preuve qui laissait sous-entendre que le jeune homme ne la laissait peut-être pas indifférente. Puis les choses suivirent son cour normal pendant trois jours, trois jours lors desquels Alec eut bien plus de mal à réagir à son accident. S’il était en forme il l’était de moins en moins, comme si le contrecoup ne se faisait sentir qu’à présent. La situation inquiétait tellement l’infirmière d’âge mûr qu’elle en toucha deux mots à Amy : Alec ne mangeait pas et avait demandé à ce que son antidouleur soit augmenté. Ce jour-là, le jeune pompier était censé changer de chambre pour être monté dans celle de sa sœur, il attendait ça avec impatience même si trop shooté pour se rendre compte de quoi que ce soit. Quand l’anglaise franchit le seuil de la porte de la chambre blanche, il dormait à poings fermés, comme la belle au bois dormant. Ce fut cependant de courte durée car la jeune femme ne lésina pas sur les moyens ou même sur la douceur pour ouvrir les rideaux qui laissèrent s’échapper la lumière vivace du soleil. Alec se prit tout en plein visage et ne put que papillonner des yeux en essayant de se protéger de la lumière. C’était sans compter l’utilisation de ses bras, il grimaça en pliant son bras droit. Amethyst semblait visiblement être en forme, tellement en forme qu’il en était presque vidé de la seule énergie qu’il lui restait. Au-delà de l’attitude oursonne, Alec se devait de l’admettre, il la trouvait énormément à son goût, aussi bien sur le plan psychique que physique, elle avait un fort caractère et… Il aimait ça.

« Rise and shine… Bonjour. ». Il avait une petite voix malgré lui, ce qui ne plût pas à son côté séducteur qui commençait à s’éveiller.

Le moment silencieux où il observait son médecin briller comme un soleil fut tout aussi court que son roupillon, car elle l’embêtait déjà avec le petit déjeuner. Si au début il sembla contrarié, ce ne fut que lorsqu’elle s’assit à côté pour s’assurer qu’il mangerait son repas qu’Alec esquissa un sourire. « Vous savez que c’est un vilain chantage que vous faites là ? ». Il sourit de plus bel en se redressant dans son lit, toujours pas décidé à manger. « Je ne pense pas que mon estomac garderait ce petit déjeuner, je me sens… Barbouillé. ». Il hocha la tête en regardant son plateau repas, le chantage il l’avait entendu, parfaitement bien entendu et ça l’embêtait drôlement, mais il ne se sentait vraiment pas de… Manger. Par « chance », l’infirmière rentra avec le nouvel antidouleur pile à ce moment, ce qui lui laissa un peu de répit supplémentaire même si Amy le gardait à l’œil. Plus de morphine ? Il ne dit rien, dans le fond ce n’était pas un junkie, et tant que son bras droit ne lui faisait pas sentir cette impression de « tape douloureuse » il s’en fichait. En revanche l’annonce du pire passé le rassura, il garderait sa main et éviterait visiblement l’infection. Mais il ne voulait toujours pas manger.

« En règle général je ne fonctionne pas au chantage… Mais comme vous avez lancé la balle… Que dîtes-vous de… Je mange si vous acceptez mon invitation à boire un café ou un verre à l’intérieur de cet hôpital ? ». Oui, étant donné qu’il n’avait pas le droit de sortir de l’enceinte avant un moment…

Voilà qui était dit, Alec tentait plus ou moins sa chance mais sans arrière-pensée, il voulait simplement la connaître un peu plus. « Vous avez été plus que professionnel et efficace avec moi… Je voudrais juste vous remercier, cela n’a rien d’une proposition de rendez-vous, même si vous êtes très jolie, ce serait malvenu de ne pas le reconnaître. ». La technique de « drague » était à revoir, à dire vrai il ne savait même pas s’il était en train de draguer ou s’il était tout simplement comme il le disait : juste reconnaissant.

Patient, il ne mangerait pas sans avoir eu la réponse. Si Nancy ou même sa sœur apprenaient ça, elles deviendraient folles. Eden en rirait, il le savait et l’entendait déjà d’ailleurs tant il se sentait maladroit, voire presque rougissant malgré la pâleur de ses traits. Nancy, elle, serait aux anges et ne manquerait pas de le faire savoir en essayant d’arranger le coup, Alec n’était pas son chouchou pour rien, dans une autre vie elle en aurait bien fait son 4 heures. Dans une autre vie. Pour l’heure, la vieille femme trouvait qu’Amy méritait le bonheur, et Alec également, ces deux-là étaient faits pour s’entendre elle en était persuadée et en mettrait sa main à couper. Ils tomberaient amoureux, c’était sûr, elle le savait au plus profond d’elle-même pour une raison inconnue. Malheureusement, c’était mal barré étant donné le caractère de chacun et l’étalage de chantages qu’ils venaient de faire. Dans le fond, Alec espérait qu’elle n’ait personne dans sa vie, il y avait quelque chose avec elle d’indescriptible, quelque chose qui remuait son for intérieur. Il y avait quelque chose avec ce médecin qu’il n’arrivait pas à décrire, il n’arrivait pas à mettre un mot sur ce ressenti. Quand elle entrait dans la pièce, elle l’illuminait.

« Juste un café… ? ».
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 19:18

THERE IS NO DEAL HERE.





Les patients récalcitrants n’effrayaient pas Amy. Et si Nancy en venait à l’appeler à l’aide c’était que manifestement le jeune homme avait décidé de les ennuyer. Qu’à celà ne tienne, elle n’allait pas lui donner de répit. Entrant dans la chambre, dynamique, elle le salua de manière énergique et ouvrit les rideaux. Observant en un coup d’oeil que la lumière du soleil était suffisamment forte pour finir de le réveiller, il l’entendit répéter ses mots. Quoi ? Il ne connaissait pas ? Il lui répondait d’une petite voix, signe au sens du médecin qu’il avait trop dormi. Sans perdre de temps, elle lui planta la tablette roulante en travers et appuya sur le bouton jusqu’à ce qu’il soit assis. Maintenant, il n’avait aucune excuse pour ne pas manger parce qu’elle savait pouvoir être très convaincante. Il avait besoin d’une carotte, elle était toute trouvée : ce serait sa soeur. Apparemment elle comptait beaucoup pour lui, alors elle n’allait pas se gêner pour lui faire comprendre qu’il n’aurait rien sans rien. Le voyant contrarié, elle prit ce signe comme une première résilience. Il allait céder. Ou pas.

Il l’accusa de lui faire du chantage. « Et alors ? Je suis votre médecin, je peux utiliser toutes les méthodes qui me plaisent pour vous garder en vie. Même si vous n’y consentez pas ». Et bim. Nulle doute qu’il comprendrait qu’elle n’était pas là pour plaisanter. Cependant, ce ne fut pas suffisant pour qu’il accepte de manger. Des nausées ? Amy se redressait quand une infirmière entra. « Je m’en occupe », intervint la blonde tout en lui demandant de lui ramener un médicament. Quand elle revint avec une poche de médicament, le médecin l’ajouta à sa perfusion. Ce serait tellement efficace que dans deux minutes il se sentirait tout à fait capable de manger. « Vous ne serez pas barbouillé bien longtemps. ». Elle connaissait Nancy. S’il lui avait fait le coup, elle lui aurait elle-même administré. Alors qu’allait-il pouvoir invoquer maintenant ? Peut-être que l’infirmière était trop gentille avec lui mais Amy n’était pas là pour sympathiser avec ses patients. Elle observa sa montre et le regarda. « Vos nausées ont dû disparaître maintenant tout comme votre sentiment d’être barbouillé ». Qui était le vainqueur ? Amy 2 - Alec 0.

Satisfaite et se réjouissant encore de sa victoire en silence, le médecin n’en crut pas ses oreilles. Il était en train de vouloir faire un deal ? C’était quoi cette invitation ? Elle était son médecin ! Une pointe de colère monta et ce fut un regard froid qu’elle posa sur lui. Un réflexe de défense. Elle ouvrit la bouche pour lui répondre mais il reprit la parole. La remercier ? Admettons. Ce n’était que son job. Pas de quoi lui rendre gloire sur un autel en sacrifiant des poulets ! Jolie ? Quel mufle ! En même temps, il était pompier, ils étaient connus pour être des dragueurs invétérés. Qu’il aille au diable ! « Je ne suis pas ici pour faire un deal avec vous, M. Jameson. Je suis ici à perdre mon temps avec vous pour que vous mangiez au lieu de soigner des personnes qui sont en danger de mort. ». Et re-bim. Mais surtout... « Et de plus , je tiens à vous signaler que vous n’êtes pas en supériorité ici. Vous n’avez pas l’autorité compétente pour exiger quoique ce soit de moi. En revanche, si vous ne mangez pas vos repas, non seulement je ne vous laisserai pas rejoindre votre soeur mais je vous confinerai ici et je vous ferai gaver comme une oie ». Autant dire que ce ne serait absolument pas une partie de plaisir... Mais il insista encore. « Je ne bois de café. ». Voilà maintenant, il allait arrêter ses caprices et l’avaler son plateau ! Autrement, il allait apprendre à la connaître car elle n’était pas du genre à abandonner la partie. Et s’il le voulait vraiment, oui elle lui mettrait un tuyau dans la gorge et ferait tout tomber directement dans son estomac. Le choix était le sien à présent. « A vous de choisir à présent ce que vous voulez. ».

La tension était plus que palpable dans la pièce. Un souffle glacial passait entre eux, surtout à l’initiative de la jeune femme. Alec l’ignorait, mais elle n’était clairement pas disposée à se laisser séduire alors qu’elle était en train de se battre pour sa carrière !
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Alec Jameson

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 19:21



« IT IS SO SAD. I’D REALLY ENJOY A COFFEE. »



Dormant à poings fermés, le jeune pompier ne s’était pas attendu à ce que les rideaux laissent filtrer l’éclatante lumière du soleil en plein sur son visage fatigué. Surpris, il ne put que papillonner des yeux et grogner doucement en arrivant pas à ouvrir entièrement les yeux, trop aveuglé par la lumière. Alec était cependant encore loin de s’imaginer que cela ne s’arrêterait pas là. Groggy, il se sentit soudain soulevé alors que le médecin avait appuyé sur le bouton magique et qu’elle lui imposait déjà le plateau du petit déjeuner bien en face de lui. A quoi jouait-elle ? Il n’avait pas faim. Osant tout de même lui dire bonjour par politesse, le pompier n’avait pas l’air décidé à lui offrir ce qu’elle désirait : à savoir un sage patient mangeant son petit déjeuner pour reprendre des forces. Lui, il avait la nausée. Le chantage qu’Amy instaura n’alla pas pour lui plaire non plus et il lui fit bien savoir qu’en règle général il ne mangeait pas de ce pain-là, sauf que comme elle avait lancé la perche, il tenta alors lui-aussi, un petit chantage supplémentaire : l’inviter à boire un café ou un thé. Se plaignant de la nausée, son médecin fut aussi efficace que l’éclair et en un rien de temps elle lui rajoutait une nouvelle poche de perfusion. Alec n’eut pas le temps de demander de quoi il s’agissait car la jeune Anglaise, aussi rapide qu’une fusée lui donna la réponse. Il ne serait bientôt plus barbouillé. « Oh. ». Oui, c’était tout ce qu’il avait trouvé à dire pour le moment, et quand il la vit regarder sa montre, il n’était en effet plus nauséeux alors… « Oui, c’est le cas. Merci ».

Observant son petit déjeuner posé sur le plateau, il ne savait pas comment sortir de cette impasse. Bien sûr il devait manger mais il ne s’en sentait pas vraiment le courage. Sûrement était-ce dû à la morphine qu’il avait eut pendant quelques jours il n’en savait rien, il se sentait juste fatigué, comme si le contre coup de tout cela était là et l’avait pris de force. La tournure des choses ne prit pas celle attendue, le chantage ne sembla pas fonctionner, pire encore il l’avait visiblement énervé. Alec était en train de se faire mettre au tapis par la jeune femme alors qu’il ne tenait qu’à partager un café avec elle. Il essaya tant bien que mal de rétorquer, mais Amy avait toujours quelque chose à ajouter et lorsqu’elle eut fini il ne sut plus quoi répondre. Pourquoi perdre son temps avec lui si d’autres étaient en danger de mort. L’anti douleur qu’elle lui avait administré par la perfusion faisait effet malgré sa légère accoutumance à la morphine, et il devait se résoudre à avaler quelque chose. « Bien un thé alors. ». Il l’observa droit dans les yeux avant d’attraper sa fourchette de la main gauche et essayant tant bien que mal de couper son pancake, sa main droite étant inutilisable. Légèrement contrarié, il avait fait son choix mais ne comptait pas démordre de ce thé. « Je vous en apporterais un à l’occasion, même si vous ne le partagerez pas avec moi. ». Oui, voilà, quand elle ne s’y attendrait pas. Il ferait de son mieux pour un thé anglais et lui amènerait quand il ne serait plus à l’intérieur de cet hôpital, chose qui n’était pas prêt d’arriver. Une question demeurait toujours dans son esprit pourtant…

« Vous avez déjà gavé des patients comme des oies ? ». Oui, simple question qui pourrait peut-être irriter mais il voulait vraiment savoir jusqu’où elle était prête à aller malgré la tension qui régnait dans la pièce à présent.

Faisant de son mieux pour manger son repas sans sa main valide, il finit par lâcher la fourchette pour porter la tasse de café à ses lèvres, il espérait ne pas se brûler avec. « J’imagine que le véritable thé anglais doit vous manquer ici… Je ne pense pas que nous en ayons. Pourquoi venir ici d’ailleurs ? ». Oui, c’était une simple question pour faire la conversation. Bien sûr, il ne semblait faire que ça, en poser mais il fallait dire que la jeune femme n’était franchement pas du genre à avoir la discussion facile, chose qu’il pouvait parfaitement comprendre mais quelque part… C’était frustrant. Il s’empressa tout de même de rajouter. « Si ce n’est pas indiscret bien sûr. ». Amy allait probablement le renvoyer sur les roses en lui disant que cela ne le regardait pas, mais c’était plus fort que lui, il avait envie de la connaître un peu plus et il détestait tellement l’hôpital. Son petit déjeuner diminuait lentement, jusqu’à ce qu’il décide de tout simplement se stopper, sans main droite c’était galère, et de toute façon il était rassasié. Voilà, il avait fait ce qu’elle voulait, il avait perdu la petite bataille, mais pas la guerre, il ne démordrait pas de ce thé/café.
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Amethyst Nightingale

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 19:22

SURE. BUT NOT WITH ME.




Son patient était pris au piège, Amy le savait bien et n’avait absolument aucun regret. Ce n’était absolument pas un problème pour elle que d’user de ce genre de procédé pour s’assurer que son malade s’en sortirait. Une fois le problème de la nausée réglé, elle ne le quitta pas des yeux alors que son plateau repas attendait sagement. Ce n’était que le petit-déjeuner, soit normalement, le repas qui était le plus simple à manger. S’il commençait déjà à faire la tête, que dirait-il pour celui du midi ou du soir ?

Une véritable joute verbale s’engagea. Plus Alec essayait de l’atteindre avec son numéro de dragueur à deux dollars, plus elle était sur la défensive. Oui, Amy n’était pas prête de le laisser l’approcher. Elle passait ses journées à subir les remarques de certains patients ou collègues alors elle n’avait juste pas envie d’en subir une de plus. Pas quand elle aspirait une chose aussi simple que pouvoir exercer son métier. Lorsqu’elle lui rétorqua ne pas aimer le café et refusait son offre, il insista. Encore. Il était lourd. Et elle ne cacha pas le fond de sa pensée car, alors qu’il posait son regard sur elle, elle souffla. Mais il était sourd ou bien il le faisait exprès ? « Non merci. Je peux me l’acheter seule. » Le ton fut bien plus froid et cassant. Passablement énervée, la jeune femme se retranchait clairement dans le silence.

Le laissant se battre avec son pancake, fixait le mur, comme s’il y avait quelque chose de plus intéressant que lui. En l’occurrence, c’était le cas. Ce Jameson était plus ennuyeux qu’un mur. Et stupide. Surtout quand il lui demanda si elle avait déjà gavé des patients comme des oies. Ramenant un regard noir sur lui, elle lui confirma : « Oui. En général les récalcitrants arrêtent et mangent sans discuter après. ». C’était un coup de bluff. A moitié. Bien sûr, ils n’étaient pas aussi cruel et ils passaient par les perfusions mais ça, il n’était pas censé le savoir puisqu’il lui posait la question.

Et comme toujours, il dut prendre sa réponse pour le droit de lui parler. Dieu qu’ils étaient lourds. Tous autant qu’ils étaient. Nancy lui assurait qu’il était un ange, bah voyons ! Un casse pieds oui ! Oh avec elle, il l’embobinait comme il voulait. Mais Amy n’était pas dupe, pas comme l’infirmière. Jameson était pas mieux que les autres ! Le même ! Peut-être pire ! Un fouineur en plus ! Amy inspira lentement pour se retenir de l’étrangler et préféra ne même pas répondre sur sa remarque. Le thé anglais... Mais qu’y connaissait-il au thé lui ? « Parce que c’est comme ça. ». Oui, elle n’avait certainement pas envie de lui révéler pourquoi elle avait atterri ici. Par la faute d’un homme. « Eh bien c’est raté parce que votre question est indiscrète et j’estime que je n’ai pas à y répondre. ».

Ramassant le plateau, elle écarta le chariot et appela une infirmière pour qu’elle débarrasse. « Je vous conseille vivement d’avaler tous vos repas si vous ne souhaitez pas être gavé comme une oie et rejoindre votre soeur. ». Oui, il avait tout gagné. Comme il l’avait contrarié, Amy avait décidé de reporter les retrouvailles. Avec un peu de chance, ça lui ferait les pieds pour qu’il comprenne qu’elle ne plaisantait pas. Au mieux, il apprendrait à la détester comme tant d’autres et elle saurait bien le gérer. Au pire... Il continuerait et il faudrait bien qu’elle trouve comment lui faire comprendre qu’il fallait vraiment qu’il se calme et lui foute la paix.
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Alec Jameson

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 19:27



« YOU’RE SO RUDE. »



Jamais encore le pompier n’avait été pris au piège par une jolie femme, enfin si… Il y avait bien sa sœur qui savait obtenir presque tout ce qu’elle désirait de lui, mais à ses yeux, ce n’était pas pareil, Eden était mourante, il ne le savait que trop bien et voulait rendre ces derniers jours passés avec elle comme un véritable paradis. Pourtant, malgré sa bonne volonté, Alec ne parvenait plus à rendre ces jours inoubliables, car cela faisait maintenant deux semaines qu’elle était aux soins intensifs, et chaque minute qui le séparait d’elle rendait ses propres jours d’hospitalisation insoutenable, d’où son manque d’appétit, le jeune pompier faisait exactement tout l’inverse de ce qu’il était censé faire pour se rapprocher de sa petite sœur. Oh, il résista tant bien que mal mais il fallait bien admettre qu’il faisait face à une jeune femme redoutable et aux arguments presque indiscutables. Bien. Soit. Il ne démordrait pas de son histoire de café, il comptait bien lui en offrir un. Malheureusement pour toutes ses tentatives, Amy était bien loin de la fille facile, elle en devenait même aigrie avant l’heure. Décidant finalement de se battre avec son pancake et de manger… Un peu… De son déjeuner, il essaya de la convaincre, la faire plier, mais Amy se mura dans son silence, et Alec commença à se sentir mal à l’aise au fur et à mesure. Quand il tenta finalement de faire la conversation, la jeune femme l’envoya bouler tout autant, et il dût se rendre à l’évidence : ce médecin était traumatisé par quelque chose, il ne savait quoi, mais pour venir aux Etats-Unis et s’adresser de façon si hautaine à ses patients masculins, il devait bien y avoir quelque chose…

Le couperet tomba ensuite sur sa tête comme une véritable épée tranchante. A l’annonce, Alec ne put qu’écarquiller les yeux.

« Quoi ? Mais je… Je devais la rejoindre aujourd’hui ! ». Cela ne sembla pas faire plier son médecin, qui au contraire souhaitait probablement le laisser mariner de cette façon, en le laissant penser par la même occasion qu’il finirait gavé comme une oie. Bien ! Grand bien lui fasse ! Contrarié, les sourcils froncés, il attendit qu’elle fut dehors, patienta une heure en ruminant et en s’excitant sur les chaines de sa télévision avant de ne plus en pouvoir. Ni de une, ni de deux, Alec retira la perfusion de sa main gauche puis tous les autres fils qui le polluait et sortit de son lit. Il chancela, encore faiblard sur ses jambes, mais cette femme ne l’empêcherait pas de voir sa sœur ! Il voulait bien être gentil mais ces manières, alors qu’il essayait juste de faire la conversation et de lui être agréable, l’avait profondément agacé. Pour autant, il ne semblait pas vouloir abandonner l’idée d’un café, il voulait toujours la connaître et souhaitait, plus que jamais, percer cette carapace qu’elle semblait s’être mise sur elle.

Poussant la porte de sa chambre, Alec observa à droite puis à gauche afin de s’assurer qu’il n’y avait aucun signe de Nancy ou d’Amy. Une fois qu’il fût sûr de pouvoir sortir tranquillement, il s’exécuta. Pouf ! Plus d’Alec, il avait mis les pieds hors de sa chambre et se rendait avec précaution à l’étage dans lequel se trouvait Eden. Le jeune pompier réussit à se frayer un chemin dans l’ascenseur, peignoir enfilé pour cacher ses jolies fesses, il n’avait cure des regards intrigués posés sur lui. Quoi ? Il avait bien le droit d’aller rendre visite à un autre patient, à quelqu’un de sa famille lui aussi non ? Plus déterminé que jamais, une fois arrivé à l’étage, il se rua dans le couloir, mais se posa un souci… Il ne connaissait pas le numéro de chambre. Se sentant soudain démuni, il entreprit de regarder les noms des patients, certains étaient apposés à côté du numéro de chambre, comme certains y passaient le plus clair de leur temps, mais aucune trace d’Eden. Alec commençait à désespérer de revoir sa sœur un jour, et à force de stagner dans le couloir, on finit par le repérer.

« Que faites-vous ici Monsieur ? ». Alec se raidit. Mince. « Je… Je cherche ma sœur, Eden Jameson, savez-vous dans quelle chambre elle se trouve ? ». L’infirmière plissa le nez. « Bien sûr, mais vous n’êtes pas censé vous trouver ici, vous pourriez contaminer des patients n’ayant plus assez d’anticorps ! ». Alec fronça les sourcils. « Je veux juste la voir ! M’assurer qu’elle va bien ! ». L’infirmière hocha la tête, le prenant presque pour un dingue. « Elle va bien, venez avec moi s’il vous plait. » Mais le pompier ne voulait pas en rester là, et faisant mine de la suivre, il partit dans l’autre sens. Ne pouvant le rattraper, l’infirmière se rua vers le téléphone le plus proche pour prévenir quelqu’un.
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 19:30

AND YOU ARE A PAIN...





Au vu de la résistance d’Alec, Amy était bien décidée à ne pas abandonner. S’il pensait pouvoir jouer et négocier avec elle, il se trompait lourdement. Le médecin était entraînée tout de même à faire usage de son autorité, quoique naturelle, pour obtenir de ses malades un comportement adéquat. Beaucoup mentaient en plus. Peu disaient la vérité, de peur d’avoir honte. M’enfin, parfois, allez expliquer certaines blessures, ou situations, sans vendre la vérité... Les gens avaient de drôles d’idées parfois... Ou d’envies... Alors en le voyant lui tenir tête, Amy usa de l’arme dont elle disposait : sa soeur. « Oui, vous deviez, à la condition que vous vous comportiez convenablement, ce qui n’a pas été le cas. ». Quittant la chambre, la blonde donna ses instructions aux infirmières pour qu’elles ne le transfèrent que dans trois jours si, et seulement si, il se comportait bien. Satisfaite, elle repartit s’occuper de ses autres patients.

Alors qu’elle s’occupait d’un plâtre, son téléphone sonna. Gosh. Ils pouvaient lui laisser une petite heure de tranquillité sans l’appeler pour un oui ou un non ? Elle laissa une infirmière prendre le relais et décrocha. « Dr Nightingale, Mr Alec Jameson a quitté sa chambre. Il voulait voir sa soeur, mais je n’ai pas réussi à le raccompagner. ». Ses yeux s’écarquillèrent sous la surprise. Elle était sérieuse ? Soupirant, Amy la remercia de l’avoir prévenue et raccrocha. « Ann, je dois me rendre en urgence ailleurs, tu peux terminer ? Je reviendrai après. ». Les plantant là, infirmière et patient, elle prit l’ascenseur jusqu’à l’étage d’Eden. Depuis qu’elle savait qu’il avait une soeur, la jeune femme n’avait pu s’empêcher de passer voir et de se renseigner sur son état de santé.

La situation de la petite était inquiétant mais encore assez stable. Selon son médecin, elle avait encore quelques semaines et c’était bien pour cette raison qu’elle n’avait pas hésité à punir Alec avec ce report. Alec qu’elle retrouva dans la chambre. Elle reconnut la blouse de l’hôpital mais aussi sa silhouette. Quelle plaie ! Observant les deux jeunes gens discrètement, elle attendit un peu avant des les interrompre. Elle n’avait pas le coeur d’interrompre leur conversation. Inspirant longuement, elle se composa un visage grave et surtout mécontent. Là, elle poussa la porte et éleva tout de suite la voix. « M. Jameson, puis-je savoir ce que vous faites ici ? Il me semblait vous avoir demandé de rester dans votre lit ! Vous êtes un irresponsable ! ». Le regard dur, elle le fixait. Les bras croisés, droite comme un i, elle incarnait à la perfection le médecin sévère. « Je vous somme de retourner immédiatement dans votre chambre ! Si vous voulez voir votre soeur, vous faites comme tout le monde, vous demandez la permission avant et vous attendez qu’une infirmière vous accompagne, je suis bien claire ? ».

En fait, elle n’avait pas grande difficulté à jouer la colère car au fond elle lui en voulait de braver son autorité. « Je suis désolée Mademoiselle mais j’avais bien dit à votre frère qu’il ne pourrait vous rejoindre tant que son comportement laissait à désirer. ». Elle se tourna vers lui. « Refaite ça une seule fois et je vous jure que je fais ajouter des sangles à votre lit et vous n’aurez plus qu’une heure de conversation téléphonique autorisée par jour. C’est clair ? Alors mettez-vous là dedans et je vous ramène au lit. ». Elle pointait du doigt le fauteuil roulant. Une plaie, ce mec, une plaie ! Il n’y avait pas d’autres mots pour le qualifier !
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Alec Jameson

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 19:33



« I’M JUST TRYING TO SEE HER. »



En règle générale, Alec était quelqu’un qui suivait les directives au pied de la lettre, bien sûr il avait parfois eu quelques attitudes « casse-cou », c’est-à-dire du genre à foncer tête baissée dans un bâtiment en feu, mais pour le reste, il respectait les directives. Eden était son soleil, surtout lorsqu’elle souriait, et il avait sacrifié ses propres rêves pour être à ses côtés, alors quand on lui avait refusé de la voir sous prétexte qu’il se refusait d’avaler quelques pancakes, il l’avait mal pris, et surtout, il avait paniqué. Il paniquait à l’idée que chaque instant perdu avec elle ne le soit à jamais, et il ne pouvait s’imaginer perdre une seule minute de bon moment avec sa sœur. Elle en avait besoin, pour être forte. C’était ce qui l’avait poussé à sortir du lit, retirant la perfusion et tout le reste, au risque de se faire enguirlander comme jamais par son médecin. Ce même médecin qui avait osé le « punir » comme un gosse. Alors il avait poussé la porte de sa chambre et s’était enfui, presque cul nu dans les dédales de couloirs de l’hôpital. Prenant l’ascenseur il était ensuite tombé sur un os : pas de numéro de chambre et incapacité de demander à quelqu’un… Sauf qu’il le fit tout de même, en un espoir désespéré, mais lorsque les choses furent soudain compliquées et que l’infirmière refusa de lui donner le numéro, Alec décida de prendre la poudre d’escampette, jusqu’à la trouver, cette fameuse chambre.

C’est ce qu’il fit. Après avoir déambulé encore quelques minutes dans les couloirs silencieux et sinistres (à son goût), il la trouva. Elle était là, allongée dans son lit, le teint pâle et quelques cernes visibles sous les yeux. Elle observait la télévision d’un air las, mais concentré. Elle plissait même légèrement le nez lorsqu’elle jugeait une information complètement débile ou erronée. Esquissant un petit sourire, Alec pénétra dans la chambre et referma doucement la porte, ce fut à ce moment-là qu’Eden le vit.

« Alec ?! Qu’est-ce que tu fiches ici ? ». Elle le dévisagea de haut en bas et vit sa main emballée soigneusement dans un cocon de bandes. « Tu es… Mais ! Oh non, ne me dit surtout pas que tu t’es fait la malle… ». Alec rit légèrement tout en attrapant la chaise pour s’asseoir près d’elle. « Je n’ai pas beaucoup de temps, je pense qu’ils ont déjà du prévenir mon garde du corps… Mais je devais te voir, rester en bas en te sachant ici me rendait dingue ! ». Eden l’observa avec des yeux ronds, furibonde. « Tu n’aurais pas dû, tu vas t’attirer des ennuis gros bêta. ». Mais elle finit par éclater de rire. « Tu es juste pas possible… ».

Alec rit avec elle puis ils discutèrent. Lui, il demanda surtout comment elle se sentait, puis chercha à lui faire la conversation, lui parlant de son incroyable béguin pour un médecin qui ne le lui rendait pas du tout. Eden était fascinée, et espérait bien mettre son grain de sel dans l’histoire. Si seulement il pouvait ne pas être seul au moment où elle… Elle déglutit puis lui sourit. Ce fut à ce moment précis qu’Amy poussa la porte et rentra à l’intérieur, faisant, par la même occasion, sursauter Alec qui tournait le dos à la porte. En l’entendant, le pompier pivota sur sa chaise et l’observa sans faire le beau, mais il ne faisait pas le chiot perdu non plus. A la deuxième phrase, il voulut rétorquer mais Eden lui lança un regard noir et il se tût. « Très clair. ». Il se leva de sa chaise en faisant attention de protéger la vue sur son joli fessier. Amy s’excusa auprès d’Eden qui hocha respectueusement la tête. « Ne vous excusez pas, je lui ai dit qu’il jouait trop avec le feu. J’attendrais que sa présence soit autorisée « légalement ». ». Elle observa Alec, un peu peinée que cela soit fini si vite, il lui manquait terriblement ici. Les mots suivants raisonnèrent dans les oreilles d’Alec comme un avertissement digne d’un hôpital psy ou d’une… Prison. Elle n’oserait tout de même pas être si… ? Hochant la tête, il s’exécuta et vint poser ses fesses sur le fauteuil en silence. Alec était pourtant loin d’être fatigué, cette petite course avait déclenché une montée d’adrénaline si puissante qu’intérieurement, il bouillonnait d’énergie. Faisant un petit signe de sa main valide à Eden, il lui sourit, pour la rassurer, tout irait bien. Mais au fond, il ressentait une boule amère dans le fond de sa gorge, à l’idée de devoir retourner dans cette chambre vide, en bas.

Le retour fut des plus pénibles à ses yeux. N’osant dire un seul mot, Alec se contentait de repérer les couloirs, il savait qu’il valait mieux ne rien dire du tout, même pas s’excuser, du moins pas tout de suite… Car il pourrait déclencher la colère de son médecin, ça se sentait dans l’air, la tension était irrémédiablement palpable… Plusieurs fois, il entreprit d’ouvrir la bouche, et plusieurs fois, il se gifla mentalement en décidant de la refermer. Lorsqu’ils se trouvèrent seuls dans l’ascenseur, la tension était à son apogée.
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Lun 16 Juin - 20:34

YOU ARE WASTING MY TIME !







Amy observait les deux jeunes gens qui discutaient. Nancy n’arrêtait pas de lui dire qu’Alec était un « bon garçon ». Tellement, que cet idiot avait trouvé la brillante idée de se carapater cul nul dans les couloirs. Pour voir sa soeur. Certes, l’intention était louable mais là, il lui faisait perdre son temps. Observant sa montre, la jeune femme ne distinguait que quelques mots. Les bruits des machines couvraient leurs voix, ce qui au fond ne la gênait pas. Elle était très respectueuse de leur intimité, alors elle attendit un moment propice, où ils se tairaient quelques instants. Elle n’entendit pas le pompier dévoiler des sentiments qu’il éprouvait à son égard. A vrai dire, mieux valait qu’Amy l’ignore, autrement, elle l’aurait chassé de son service.

Entrant dans la chambre, sûre d’elle, Amy lui fit les gros yeux et le gronda comme un enfant. Oh, elle savait bien ce qu’il faisait ici mais elle n’appréciait pas vraiment qu’il outrepasse ses ordres. Personne ne la défiait bien longtemps ici et elle ne se laisserait certainement pas marcher sur les pieds. Lui montrant le fauteuil roulant, elle lui fit signe de venir s’y assoir. Ne voulant pas non plus effrayer une jeune fille condamnée, elle prit le temps de s’excuser auprès d’elle. « A vrai dire, il ne fait que lui même reporter la date. Je le lui avais promis s’il mangeait correctement, ce qu’il n’a pas fait. Puis s’il se comportait bien, ce qu’il n’a pas fait non plus... ». Elle baissa les yeux sur lui. « Je suis sérieuse, M. Jameson. Vous me faites perdre mon temps avec vos bêtises digne d’un enfant de cinq ans... ».

Faisant pivoter le fauteuil, elle le poussa hors de la chambre jusqu’à l’ascenseur. En chemin, ils croisèrent des infirmiers qu’Amy prit le temps de saluer poliment sans non plus chercher à engager une quelconque conversation. Le poussant dans l’ascenseur, elle entra et pressa le bouton de l’étage. « J’espère que vous êtes conscient que si je me permets de fixer une date, c’est parce que je suis capable de mesurer qu’elle sera toujours en vie... ». Non parce que depuis le début, il la prenait pour une idiote alors elle préférait mettre les choses au clair. Le ton tranchant de sa voix dévoilait bien son agacement.

Les portes se rouvrirent et Amy le conduisit jusque dans sa chambre. Nancy les intercepta. « Amy, Dear God, tu l’as retrouvé ! Mais où étais-tu passé ? ». « Il était parti voir sa soeur. Sans surveillance. ». Nancy fut tout de suite émue. « Oh, pauvre petit chou, mais il fallait me demander, je t’y aurais emmené ! ». Amy pinça les lèvres. Certes. Il avait droit de lui rendre visite, pas de la rejoindre dans sa chambre. Il était doublement idiot ce pompier... En même temps, ils n’étaient pas réputés pour être intelligents... L’infirmière l’aida à regagner son lit et Amy lui donna de nouvelles instructions. « Et je vous rappelle que plus vous vous obstinerez à faire des idioties, plus je reculerai la date. ». La menace était claire. La résidente ou presque résidente les salua et quitta la pièce sans un regard en arrière. L’infirmière prendrait bien soin de lui, elle le savait, il était son chouchou. Et elle viendrait lui dire combien elle était injuste avec lui. Qu’ils s’entendraient sûrement très bien. Oui mais voilà, elle, elle ne voulait pas d’un homme dans sa vie. Son travail comptait plus que tout. Elle devait faire ses preuves et prouver à Henry qu’elle valait mieux que lui.
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Alec Jameson

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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Jeu 19 Juin - 19:23



« I’M SORRY. I WON’T DO IT AGAIN. »


Sa soeur était tout pour lui, elle comptait bien plus que tout le reste, bien plus que sa propre vie. Alec avait un cœur d’or quand cela concernait sa sœur, les risques il s’en fichait toujours à ce moment-là. Oui, il avait joué avec le feu et il en avait pleinement conscience, Eden elle-même le lui avait dit et répété à Amy. Sa main était toujours emballée, emmitouflée dans les bandages, attendant que la peau ne retrouve un aspect normal, que tout guérisse, il en avait pour un sacré petit bout de temps, et ce ne serait pas encore aujourd’hui qu’il rejoindrait sa cadette. Il avait ruiné ses chances en écoutant son cœur. Mais était-ce mal, au fond de l’écouter ce cœur ? Eden était condamnée, elle n’en avait plus pour très longtemps. Son teint était d’une pâleur évidente, ses joues creusées et amoindries. Pourtant, elle ne cessait d’être ce rayon de soleil, c’était un bout de femme tellement courageuse. Quand Amethyst rentra dans la chambre, Alec tressaillit et sut que son heure était terminée. Pleinement conscient de sa boulette mais ne la regrettant nullement, il suivit tous les ordres de la brune, sans sourciller, et ne pipait mot. Les paroles étaient claires, limpides comme de l’eau de roche, il ne pouvait que faire en sorte de suivre les ordres.

Eden suivit également Amy dans ses propos, bien qu’elle fût peinée de le voir partir si vite de sa chambre. Quand elle entendit les mots de son médecin, elle fut surprise.

« Vraiment ? Il n’a pas mangé ? ». Elle semblait soudain inquiète. Alec l’observa, et lui jetait un coup d’œil indiquant qu’elle ne devait en aucun cas s’inquiéter, il allait bien. Il laissa son médecin lui répondre, ne voulant créer une autre polémique, se faisant le plus petit possible. Cependant, même en restant sage et silencieux, la jeune femme s’adressa tout de même à lui et il ne put que baisser les yeux, tel un gosse pris en faute. « Ce n’était pas ce que je voulais, désolé. ». Puis elle fit pivoter le fauteuil et Alec fit un petit signe de la main en guise d’au revoir à sa sœur, tandis que sur ses lèvres se lisaient « Je reviens te voir bientôt ». Eden esquissa un petit sourire peiné et ajouta… « Veillez à ce qu’il mange s’il vous plaît. ». Oui, si elle avait pu, elle aurait demandé à Amy de rester pour qu’elle lui parle, et lui explique le comportement de ce frère si protecteur et attaché à elle. Elle avait peur que ce lien si fort ne le détruise au moment où elle ne serait plus de ce monde. C’était quelque chose qui l’inquiétait grandement, et elle avait d’ailleurs commencé à rédiger des lettres adressées à son frère, une chaque jour, parlant de tout et de rien, de ses envies de glace à ses envies d’étriper l’infirmière. Oui, Eden pensait à tout et préparait plus ou moins son départ…

Pendant ce temps, Alec était sagement assis dans son fauteuil et ne trainait plus cul nu dans les couloirs. La tension était pire que tout, et lorsqu’ils pénétrèrent dans l’ascenseur, ce fut pire encore. Les mots le surprirent, il se refusait d’entendre les gens dire qu’elle était condamnée, il ne supportait pas. Levant les yeux vers elle, il répondit calmement, tout autant surpris que peiné.

« J’en suis conscient, je n’ai jamais dit ne pas vous faire confiance Docteur. Je voulais juste… ». Juste passer du temps avec elle. Il se raidit. Condamnée. Les larmes lui montèrent aux yeux bien qu’il essaya de le cacher. Il passa machinalement sa langue sur sa lèvre inférieure. « Je veux profiter du maximum de temps avec elle. Je ne peux pas concevoir qu’elle… ». Il se tût et baissa les yeux. Non, c’était trop dur. Alec se montra silencieux jusqu’au retour dans sa chambre, et même quand Nancy les intercepta. Il se contenta de lever les yeux vers elle et de lui adresser un tout léger sourire. Autrement dit, pas grand-chose. Quand il pût se relever, Nancy l’aida et il se retrouva à nouveau dans ce lit, la main emballée et à nouveau perfusé. Il n’en pouvait plus de cette poupée, de cette moufle en guise de main. Sur le moment, le pompier était triste, et n’avait d’yeux que pour sa cadette. Nancy l’avait bien compris. La menace raisonna dans les oreilles du jeune homme, qui ne sourcilla pas, comme soudain anesthésié. L’infirmière referma la porte de la chambre, dans le fond elle savait qu’Amy avait raison, mais en regardant Alec, elle ne pouvait voir une seule once de mal dans le regard vide de cet homme. Il était inquiet.

« Alec, Sweety. Tout va bien se passer, tu seras très vite avec elle si tu manges correctement et si tu fais ce que te dit ton médecin. Amy n’est pas ton ennemi. ». Dit-elle sur un ton doucereux et plein de compassion pour le jeune homme. Alec soupira doucement. « Je sais. Et je ne la considère pas comme telle, elle me voit tout simplement comme un idiot. Comme si elle ne comprenait pas ce que je pouvais ressentir. ». Nancy pencha la tête sur le côté. « Elle est médecin, elle ne doit pas montrer toutes ses émotions. Crois-tu que cela soit si simple de voir des gens mourir tous les jours ? Elle s’investit énormément pour ses patients, et tu en fais partie. Tâche de lui rendre la pareille, elle a sauvé ta main. ». Hochant la tête, Alec capitula. « Oui, je comprends. ». De toute façon il était bien trop dans les vapes soudainement pour espérer parler plus. Il ne se montrerait pas bavard. Etait-ce tout simplement la fatigue, ou tout bêtement Nancy, qui en voyant son état, préférait le voir se reposer. Elle n’avait glissé qu’un simple médicament aux plantes contre la nervosité. Cela semblait fonctionner. « Repose-toi maintenant. Je reviendrais te voir avec ton dîner. ». Puis, elle s’éclipsa. Le pompier se retrouva à nouveau seul, mais il avait les paupières lourdes. Il s’endormit juste avant d’essayer d’éclater son bandage « poupée ». Nancy avait donc bien joué. Celle-ci, comme Amy le soupçonnait, vint la trouver.
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MessageSujet: Re: ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »   Ven 20 Juin - 8:37

ONCE AGAIN, YOU’D BETTER



Hochant la tête à l’intention d’Eden, Amy ne lui cacha rien. « Si, il a mangé une fois que le médicament a fait effet et qu’il a compris que le chantage ne fonctionnait pas avec moi... ». Lui jetant un regard sévère, elle reporta son attention sur la jeune fille. « Mais je m’assure qu’il suive les règles et qu’il conserve ses forces. ». Elle entendit bien ses excuses, mais elle était encore trop agacée par son comportement pour les accepter. Elle n’avait pas que ça à faire de courir après un patient cul nu dans les couloirs de l’hôpital. Hochant une nouvelle fois la tête, Amy lui répondit « Il le fera, il sait ce qu’il a tout à y gagner... ». Esquissant un sourire envers cette soeur si chérie par son frère, elle lui souhaita une bonne journée. Bien sûr, ici, les journées ne pouvaient pas vraiment être des plus agréables mais il fallait toujours se montrer avenant et positif avec les... Elle avait beau être confrontée à la mort tous les jours, Amy était assez sensible. Bien sûr qu’elle était touchée. Mais elle ne pouvait pas le montrer. Elle ne devait pas pleurer devant ses patients. Leurs études étaient faites pour ça : on les déshumanisait, on leur apprenait à mettre de la distance. Les patients étaient des noms, des numéros. Il fallait dire les phrases qu’il fallait pour faire accepter une mauvaise nouvelle mais il ne fallait pas s’impliquer émotionnellement avec le patient.

Le ramenant vers sa chambre, assez vexée qu’il ait pu oser agir contre ses directives, elle ne put retenir sa remarque. Si elle détestait bien une chose, c’était qu’on remette en cause ses compétences. Et Alec l’avait fait. Elle entendit sa voix s’érailler. « Elle a encore du temps devant elle mais c’est votre comportement qui vous en éloigne. Vous seriez déjà avec elle, si vous m’aviez écouté. ». Et bim. Oui, elle le culpabiliserait sûrement, mais chacun était maître de ses choix. Manifestement, avec le petit pois qui lui servait de cerveau, il avait voulu la défier. Eh bien il en payait les conséquences.

Au détour d’un couloir, ils tombèrent sur Nancy. L’infirmière les suivit et remit Alec au lit. Au moins, elle était efficace, Amy ne pouvait que le reconnaître. La laissant le prendre en charge, elle rappela à cette cervelle de moineau le deal. Non, elle ne capitulerait jamais face à un patient ! Quittant la chambre, elle ramena le fauteuil dans le couloir et consulta son téléphone. Beaucoup de messages sms pour savoir où elle était. Et finalement, elle décida de se rendre vers le cas le plus urgent : une patiente avait fait une crise d’épilepsie, ce qui dans son cas était très inquiétant.
Traversant les couloirs, elle retrouva un interne qui tentait de la stabiliser. Amy lui posa quelques questions et voyant qu’il avait eu les bons réflexes mais que rien ne semblait fonctionner, elle lui ordonna de mettre une autre molécule dans sa perfusion et de veiller à ce qu’elle ne tombe pas. Ils remontèrent les barrières et il fallut bien une demi-heure pour parvenir à stabiliser son état. Soulagée, elle quitta la pièce en donnant ses dernières recommandations. Elle avait son statut de résidente, même si elle faisait comme lui, à visiter les services. Elle pensait à la neurologie, la cardiologie ou bien à la chirurgie générale... Elle hésitait toujours...

Elle tomba alors sur Nancy. « Amy, tu es un peu trop dure avec lui. Quelle mouche t’a piqué ? ». Soupirant, elle laissa l’infirmière lui dire qu’une fois de plus « Alec est un bon garçon. Il est malheureux pour sa soeur, il veut simplement la voir. » Hochant la tête Amy s’obligea à ne pas plier. « Je sais Nancy et je comme je te l’ai dit, je n’ai rien contre le fait qu’il aille la voir à condition que tu l’accompagnes là bas et que tu le surveilles. ». L’infirmière insista. « Je sais ce qu’il t’est arrivé Amy. Mais Alec n’est pas un séducteur. Il te plaît pour que tu réagisses comme ça ? ». Ecarquillant les yeux, la jeune femme secoua fermement la tête. « Nancy, non ! Mais à mes yeux il en a tout l’air. Tout le monde sait que les pompiers sont des séducteurs, d’ailleurs, tu vois, il n’a pas perdu de temps. Il veut m’offrir un café. Mais pour quoi faire ? Je n’en ai pas envie. Et il insiste. Je déteste ça ! Je n’ai pas envie, je veux juste faire mon travail ! ». Elle souffla. « D’ailleurs, tu m’excuseras, mais du travail, là, j’en ai. A plus tard Nancy ». Elle s’enfuit dans les couloirs, fâchée. Qu’on la laisse tranquille ! Elle ne voulait pas de relations ! Et pas avec lui ! Encore moins...

L’infirmière la regarda partir. « Quelle tête de mule aussi celle là ! Ils seraient si mignons ensemble ! ».
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ALEC&AMY ∞ « When you meet an angel »

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